Pour le quatrième mois consécutif, le marché automobile européen a progressé de 5,8 % en octobre 2025, avec 916 609 immatriculations. Depuis janvier, la croissance est de 1,4 %, avec 8,974 millions de véhicules neufs mis à la route.
Alors que le marché français peine à redémarrer, le fondateur du cabinet Feria analyse les ressorts macroéconomiques, industriels et politiques d’un ralentissement paradoxal. Entre épargne persistante, inflation concentrée sur les modèles populaires et incertitudes autour de la transition électrique, Bernard Jullien décrypte les erreurs stratégiques et les fragilités du modèle européen.
Le marché français des voitures d'occasion a subi un coup d'arrêt en octobre 2025. La chute des transactions a été limitée par la bonne dynamique du segment des exemplaires les plus âgés. La proportion qu'ils prennent dans les statistiques de AAA Data n'augure rien de bon.
Avec la fin du troisième trimestre de l'exercice 2025 vient le temps du bilan. Dans le secteur des voitures d'occasion, la période estivale a été assez bonne. Plus de 1,319 million de transactions ont été réalisées, soit 0,6 % de mieux que l'an passé. Et les principales marques en sont sorties par le haut.
En dix ans, le prix moyen d’une voiture du segment B a bondi de 30 %, pendant que l’offre sur le segment A a fondu comme neige au soleil. Les patrons de Renault et Stellantis ont dénoncé des règles conçues pour des véhicules lourds et chers, inadaptées aux citadines. Résultat : le marché s’effondre. Des solutions pour arrêter l’hémorragie sont-elles envisageables ?
Les membres du Top 100 des groupes de distribution ont cumulé un peu plus de 1,164 million de reventes de véhicules d'occasion en 2024, tous canaux confondus, selon nos informations. Ce volume s'inscrit en croissance en comparaison avec l'an passé, mais la question de l'impact de ces concessionnaires sur le marché se pose.
La décision du Premier ministre François Bayrou de soumettre son gouvernement à un vote de confiance le 8 septembre 2025 ouvre une nouvelle période d’instabilité politique et budgétaire. Entre un projet de loi de finances compromis, des consommateurs paralysés par l’attentisme et une chute historique des commandes, le secteur automobile français voit ses fragiles espoirs de reprise brutalement freinés.