Le plus grand groupe de concessions français s’allie à Sandra AI afin de fluidifier son service client grâce à un agent IA. Le déploiement est à suivre prochainement dans les 250 enseignes Autosphere.
À Avermes (03), près de Moulins, la concession Dallois ne vend pas seulement des voitures : elle entretient un lien centenaire avec Citroën. Une histoire familiale rare, portée aujourd'hui par Guillaume et Pierre-Emmanuel Dallois, qui incarnent la quatrième génération du groupe bourbonnais.
Après des décennies de croissance, les grands groupes familiaux de distribution doivent préparer leur succession. Mais entre lourde fiscalité, banques prudentes et héritiers parfois hésitants, transmettre un héritage automobile n’a jamais été aussi complexe.
Si, pendant des années, les cessions-acquisitions n’ont cessé de faire la une des revues professionnelles, elles semblent marquer le pas depuis quelques mois. Derrière cette situation se cache une question centrale : combien vaut réellement aujourd’hui un groupe de distribution automobile ? Pendant longtemps, la réponse paraissait relativement simple. Elle l’est beaucoup moins désormais.
Dans un marché automobile sous pression, Car Lovers poursuit sa réorganisation en renforçant sa direction générale avec l’arrivée de Bertrand Zanin, ancien banquier d’affaires passé par Edmond de Rothschild et Société générale CIB. Le groupe, engagé dans une stratégie de diversification et de transformation, veut muscler son pilotage financier comme nous l'explique Édouard Schumacher, son président.
Depuis quelques années, les distributeurs automobiles mettent un pied dans le marché du poids lourd. Une activité toutefois complexe, où l’après-vente et les relations humaines occupent une place centrale pour répondre aux attentes de clients professionnels, pour qui le camion est avant tout un outil de travail capital.
Partis de rien, Gérard et Antoine Mennetrier ont bâti l’un des groupes de distribution automobile les plus dynamiques de Normandie… avant de tout remettre en question. En 2014, recentrage radical, changement de nom, puis nouvelle phase de croissance avec BMW et BYD : le parcours du groupe BMS raconte, en creux, les mutations profondes du secteur.
Le regard des consommateurs français sur les voitures électriques d'occasion a changé, comme le constate le directeur stratégie et activités centralisées au sein de la division VO d'Emil Frey France. Il en découle une augmentation des reventes. Cependant, les problématiques structurelles demeurent, selon Laurent Vasconcelos.
Entre nostalgie des citadines disparues chez Ford, objectifs commerciaux contestés chez Hyundai et gammes jugées décalées chez Kia, les réseaux de ces marques généralistes traversent une passe délicate. Rentabilité en berne, marges sous tension et visibilité limitée nourrissent un certain malaise des concessionnaires.
De toutes les marques, y compris asiatiques, Toyota a enregistré la meilleure rentabilité en 2025. Avec 1,8 %, son réseau a passé une bonne année. C'est pas le cas chez les autres japonais. Si Suzuki limite la casse, cela a été plus compliqué chez Mazda et Nissan.
Difficile d'avoir des informations chez les constructeurs chinois qui pour l'instant, peinent à communiquer sur le sujet. Cinq ans après son arrivée sur le territoire français, MG Motor est toujours dans le rouge. C'est également le cas pour BYD. En revanche, Xpeng affiche des résultats positifs. Une belle performance alors que la marque a à peine un an d'existence sur le marché français.
Porté par la marque tchèque, le groupe allemand a enregistré une rentabilité positive en 2025. Skoda arrive même à faire deux fois mieux que Volkswagen, tandis qu'Audi peine à retrouver des couleurs.
Comme les distributeurs de marques automobiles généralistes, certains représentants du premium ont souffert d'une baisse de leur rentabilité en 2025. Si les constructeurs allemands ont évité le plongeon, c'est beaucoup plus compliqué pour Jaguar Land Rover et Volvo.
L’intelligence artificielle s’impose progressivement dans la distribution automobile. Si son usage reste encore marginal, les agents conversationnels séduisent de plus en plus de concessions en quête de productivité et de rentabilité.
Les deux constructeurs français ont connu des fortunes diverses concernant leur rentabilité en 2025. Si Renault a résisté, ce n'est pas le cas de Stellantis. La plupart des marques du groupe ont décroché, excepté Peugeot.
Dans un marché en recul et de plus en plus contraint, les réseaux de distribution automobile voient leur rentabilité s’effriter jusqu’au point mort. Une dégradation continue illustrant les fragilités du secteur qui se montre néanmoins résilient.
Le groupe de distribution Louyet se déploie en Île-de-France avec la marque Lotus. L'investisseur belge est déjà présent dans l'Hexagone à Cannes et à Nice (06) avec les marques BMW, Mini et BMW Motorrad.
Figure du rallye-raid et distributeur historique de Nissan, André Dessoude n’a jamais vraiment levé le pied. Entre succès commerciaux, paris risqués et virages stratégiques, il incarne une certaine idée de l’automobile… aujourd’hui en mutation.