BYD s'active pour récupérer des usines en Europe

BYD en pourparlers. Face à la sous-utilisation des usines en Europe de certains constructeurs européens, la marque chinoise pourrait bien se saisir de cette occasion. Dans un entretien accordé à Bloomberg en marge d’une conférence à Londres, la vice-présidente de BYD, Stella Li, a indiqué que le groupe étudiait des accords potentiels concernant des sites industriels, notamment en Italie.
"Nous discutons non seulement avec Stellantis mais aussi avec d'autres entreprises", a déclaré Stella Li en marge de la conférence Future of the Car organisée par le quotidien britannique Financial Times. "Nous recherchons toute usine disponible en Europe, car nous voulons utiliser ce type de capacités excédentaires." Interrogé par l'AFP, Stellantis n'a pas encore commenté cette déclaration.
Des accords avec les constructeurs chinois
Cette annonce intervient après le renforcement, le 8 mai 2026, de la coopération entre Stellantis, propriétaire notamment des marques Peugeot, Citroën, Fiat, Alfa Romeo et Jeep, et son partenaire chinois Leapmotor. Ce dernier va produire plusieurs modèles de voitures électriques dans deux usines espagnoles de Stellantis et l'usine de Madrid serait vendue à la coentreprise Stellantis-Leapmotor.
D'autres constructeurs européens, également en surcapacité dans un marché ralenti, seraient ouverts à des accords similaires avec des groupes chinois, y compris Volkswagen. Le directeur général de Stellantis, Antonio Filosa, a par ailleurs déclaré le 12 mai 2026 être prêt à des partenariats avec d'autres groupes que Leapmotor. "Nous avons vu un intérêt à travailler avec Leapmotor. Mais nous pourrions également envisager d'autres partenaires", a-t-il déclaré lors de la conférence du Financial Times.
Selon Bloomberg, Stellantis envisagerait de vendre à un autre groupe chinois, son allié historique Dongfeng, son usine Citroën de La Janais, près de Rennes, celle de Cassino en Italie, ainsi qu'un site en Allemagne. Une délégation de Dongfeng a récemment visité le site breton, a confirmé un syndicaliste à l'AFP.
Une accélération en Europe pour BYD
BYD préférerait exploiter directement les usines plutôt que via des coentreprises, une solution jugée "plus facile" par Stella Li. Interrogée sur une éventuelle visite de l'usine sous-utilisée de Cassino, dans le centre de l'Italie, Stella Li a répondu que BYD avait visité "de nombreuses usines" en Europe, précisant que "l'Italie figure sur la liste restreinte" des pays intéressants pour de telles opérations.
À plus long terme, des pays comme la France présentent aussi, selon elle, un intérêt, notamment à cause du faible coût de l'électricité. Par ailleurs, BYD étudie la possibilité de reprendre des marques historiques européennes en difficulté. Une marque comme Maserati (groupe Stellantis) est "très intéressante", a déclaré Stella Li. "Mais nous n'avons pris aucune action", a-t-elle conclu. (Avec AFP)
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