L’investissement colossal de l’Europe en faveur de l’électrification

Selon un rapport de New Automotive relayé par Reuters, l’Espace économique européen et la Suisse auraient investi près de 200 milliards d’euros dans l'écosystème des véhicules électriques. Selon les données de l'organisation, les financements se concentrent principalement sur la chaîne d’approvisionnement des batteries, avec 109 milliards d’euros engagés, tandis que le Vieux Continent tente de se défaire de sa dépendance à la Chine.
Comme le précise l’agence de presse, se basant sur les données de l'Agence internationale de l’énergie publiées au début de l'année 2026, l’empire du Milieu a fabriqué plus de 80 % des batteries produites en 2025 – y compris celles qui sont utilisées en dehors des véhicules électriques. "L'Europe produit désormais des batteries pour environ un véhicule électrique sur trois vendus dans la région, et la capacité annoncée pourrait répondre à la demande future si elle est pleinement utilisée", précise New Automotive.
L’Allemagne concentre le quart des investissements
L’organisation britannique dédiée à l’accélération de la transition vers le VE ajoute que 60 milliards d’euros ont été investis dans la fabrication de véhicules électriques. La majeure partie des investissements réside principalement dans la conversion des usines historiques aux spécificités des lignes d’assemblage de véhicules électriques.
Les investissements dans les infrastructures de recharge ont, quant à eux, couvert entre 23 et 46 milliards d’euros pour le déploiement de réseaux publics. Selon le rapport, un million de points de recharge publics ont été déployés à travers l’Europe, nécessitant plus de 3,5 milliards d’euros.
Toujours selon le rapport de New Automotive, l’Allemagne représente près d’un quart des investissements. "Le pays est le pilier à la fois de la production nationale et des chaînes de valeur européennes plus larges, avec des constructeurs majeurs aux côtés des grands fabricants internationaux de batteries", note New Automotive. Selon Reuters, les analystes et les économistes estiment que l’Europe a encore besoin de subventions ainsi que de coûts de l’énergie plus stables pour espérer rester compétitive.
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