Le haut-commissariat à la Stratégie et au Plan publie un rapport sur l'impact de la montée en puissance chinoise sur l'industrie européenne. L'automobile n'y échappe pas. Un secteur où la Chine est d'ailleurs devenue le premier exportateur mondial.
En Corée du Sud, Renault ouvre un nouveau chapitre de sa stratégie mondiale. Moins de grands plans théoriques, davantage d’exécution locale, de rapidité et de partenariats structurants. Avec comme objectif : dépasser le million de ventes à l’international d’ici 2030.
Pour contourner les règles fiscales liées aux importations, mais aussi pour réduire leurs coûts logistiques, les constructeurs chinois investissent dans des usines en Europe. Une stratégie pragmatique soutenue par plusieurs États membres de l’UE, qui y voient une opportunité de relancer leur outil industriel et d’attirer de nouveaux emplois.
Lancé en 2023, le plan Re-Industry a transformé en profondeur le système industriel du groupe Renault. Le constructeur au losange s’appuie en effet sur de nombreuses technologies faisant appel à l’intelligence artificielle pour réinventer la production automobile. De quoi lui permettre de réduire considérablement les coûts et les délais de fabrication de ses véhicules.
En visite à l’usine de Sochaux (25), le patron de Stellantis reconnaît une faute opérationnelle dans la gestion des marques aux États-Unis. En Europe, la baisse des coûts de production reste une priorité pour que le prix des voitures électriques rejoigne celui des thermiques. Seule condition pour convaincre le client de franchir le pas.
Faute de commandes à cause de la faiblesse du marché des véhicules électriques en Europe, Stellantis met en pause la production de la Fiat 500 électrique sur son site de Mirafiori, en Italie.
L'ancien président du Conseil italien et de la Banque centrale européenne n'y va pas par quatre chemins pour qualifier l'érosion de la compétitivité de l’industrie automobile. Dans son rapport, remis le 9 septembre 2024 à Ursula von der Leyen, présidente de la Commission, Mario Draghi rejoint les préoccupations des constructeurs et pointe les incohérences des décisions de Bruxelles.
La mauvaise passe des constructeurs et équipementiers automobiles allemands se confirme au niveau macroéconomique avec une baisse de la production de 8 % sur le seul mois de juillet 2024. À lui seul, le secteur automobile a tiré l'indicateur industriel vers le bas.
Sous les effets conjugués d'un recul de la demande et de grèves partielles dans quelques usines, la Corée du Sud a subi une chute de production de 17 % en juillet 2024. Aucun constructeur n'a échappé au phénomène.
Depuis début 2024, les ventes de la Classe S ont diminué de 37 %. En réaction, le constructeur allemand a donc décidé de réduire sa production en passant de deux à une équipe. Au premier semestre, c'est toute la famille S (Classe S, EQS, GLS...) qui est en baisse, tirant les profits de Mercedes vers le bas.
Au premier trimestre de son exercice fiscal 2024-2025, le groupe Toyota a vu ses résultats financiers progresser. Un bilan jugé plus que convenable pour le leader mondial de l’automobile qui a dans le même temps subi une baisse de ses ventes de véhicules, notamment à cause de problèmes de production au Japon.
À l'image des constructeurs occidentaux qui profitent de l'accord douanier entre la Turquie et l'Union européenne, ceux venus de Chine comptent bien faire de même. Après l'annonce de l'implantation d'une usine BYD, Ankara indique discuter avec cinq autres acteurs chinois.
La marque d'Ingolstadt vient d'annoncer qu'elle envisageait de fermer son usine du Forest, près de Bruxelles, qui produit le Q8 e-tron, un modèle électrique. Audi met en avant la baisse des commandes, mais aussi les difficultés structurelles de ce site.