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Distribution

Une rentrée sous le signe de la raréfaction des offres VO en Europe

Publié le 30 septembre 2026

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Par Gredy Raffin
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4 min de lecture
L'étude mensuelle conduite par Leparking révèle que le volume d'annonces de véhicules d'occasion a légèrement diminué en septembre 2026. Pourtant, les prix moyens et la rotation ont tendance à augmenter.
offres voitures d'occasion
Le cumul de VO à mi-septembre s'établissait à 4,049 millions d'unités. ©JA

L'offre de véhicules d'occasion s'est encore réduite, sur les sites des infomédiaires en Europe, d'après l'étude mensuelle réalisée par Leparking pour Le Journal de l'Automobile. En considérant la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et la Belgique, le cumul à mi-septembre s'établissait à 4,049 millions d'unités, soit -1,5 % sur un mois.

 

La faute à une diminution de 1,7 % du nombre de voitures d'occasion, à 3,81 millions d'annonces. La poussée de 1,7 % des véhicules utilitaires d'occasion (à 238 650 annonces cumulées) n'a pas pu atténuer davantage le phénomène.

 

 

Pour la première fois depuis avril dernier, la France est repassée sous le million d'offres en septembre, à 994 274 annonces (-2,4 %). Dans le même temps, la voilure a été réduite en Italie (-4 %, à 695 869 véhicules d'occasion publiés en ligne), en Belgique (-6,1 %, à 182 700 unités) et très légèrement en Allemagne (-0,4 %, à 1,634 million d'unités).

 

Les voitures diesel sont celles qui ont le plus subi le phénomène. Il y avait tout juste 1,483 million d'offres conjuguées sur les places de marché, soit 1,9 % de moins qu'en août. Les exemplaires à moteur essence ont quant à eux reculé de 1,6 % en volume, à 1,662 million d'offres. Dans ces deux cas, il s'agit des points les plus bas depuis mai 2026.

 

 

Les déclinaisons électriques n'ont pas particulièrement profité de la situation. Très courtisés, les modèles à batterie ont fondu de 1,8 % sur les sites, à 181 900 unités. Les hybrides en tout genre sont donnés quant à eux en repli de 0,8 %, à 435 600 exemplaires d'occasion proposés à la revente.

 

Une France sous les valeurs européennes

 

Chez les professionnels, le tarif moyen dans les annonces s'élève à 26 812 euros. Un montant qui s'avère en hausse de 0,7 % sur un mois. Sur le canal du CtoC, il faut compter 13 774 euros (+1 %). Ce qui découle sur une moyenne de 20 065 euros (+0,9 %) à travers les cinq pays du premier cercle.

 

En élargissant aux Pays-Bas et au Portugal, les montants moyens sont alors de 26 321 euros en BtoC (+0,8 %), de 13 267 euros en CtoC (+0,7 %) et de 19 794 euros en moyenne (+1 %).

 

 

La France se situe toujours sous ces valeurs. Les prix moyens pratiqués par les professionnels dans l'Hexagone (22 497 euros) sont constamment plus faibles que dans les autres pays. Ceux observés pour le canal du CtoC se situent plus proches de la moyenne (12 680 euros).

 

 

Une rotation qui ralentit

 

La tendance est à l'allongement de la durée de vie des annonces. La moyenne dans les cinq pays du premier cercle est de 56 jours contre 42 jours en août. Le canal du CtoC en Italie serait en cause (103 jours).

 

Mais la France ne peut pas s'exempter de tout reproche. La rotation a ralenti de huit jours pour les offres BtoC (à 64 jours) et de quatre jours pour le CtoC (35 jours). Idem pour chez les distributeurs allemands, passés de 50 à 62 jours d'un mois à l'autre.

 

 

En ouvrant l'analyse aux deux autres territoires, les moyennes suivent la même trajectoire haussière. Il faut 65 jours à une annonce de distributeurs avant disparition et 52 jours à une annonce de particuliers.

 

En comparaison avec le mois d'août 2026, les ralentissements sont alors de l'ordre respectivement de douze et dix-huit jours. La moyenne grimpe de quatorze jours, pour une durée de vie moyenne de 58 jours.

 

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