Le marché de l'occasion allemand s'enlise

Les voitures d'occasion n'ont pas vécu un mois d'août 2026 des plus favorables en Allemagne. D'après les données des autorités fédérales, seulement 502 435 transactions ont été comptabilisées sur le marché, soit -2,3 % par rapport à l'an passé, malgré un jour ouvré de plus.
Les marques domestiques ont souffert. Alors qu'Opel gagnait 0,5 % de volume, dépassant 46 400 unités, les autres ont terminé en déficit. Les reventes de voitures d'occasion de la marque Volkswagen se sont effritées de 0,9 %, sous les 105 000 unités. Pour Mercedes (-5,4 %, à 49 640 unités), BMW (-4,5 %, à 38 670 unités) ou encore Audi (-6,3 %, à 36 440 unités), le scénario a été plus difficile encore.
Du côté des marques françaises, aucune ne tire son épingle du jeu. Renault a plongé de 6,1 %, à 15 070 unités, et Citroën a perdu 3,1 % (7 950 unités). Avec 12 555 voitures d'occasion revendues, Peugeot a terminé le mois d'août en repli de 2,5 %.
Au rayon des importées, Seat s'illustre. La marque dont la question de l'avenir a été mise sur la table au siège du groupe Volkswagen a fait l'objet de 17 585 transactions, soit 5,8 % de plus que l'an passé. Skoda a aussi profité de la période avec une croissance de 2,2 %, à 23 070 unités. Les trajectoires de Fiat (-4,7 %, à 12 500 unités) et Kia (-7,3 %, à 8 200 unités) prêtent moins aux réjouissances.
Des thermiques à l'arrêt
Au terme des huit premiers mois de l'année 2026, le marché allemand perd de la consistance comparativement à l'exercice passé. D'après le bilan des autorités, il pointe à 4 273 419 transactions, soit 2,7 % de diminution.
La raison est à chercher du côté des marques majeures qui ne parviennent pas à générer plus de reventes que l'an passé. Volkswagen (-1,8 %, à 882 870 unités) et Opel (-1,7 %, à 388 490) font à peine mieux que la moyenne, mais Mercedes (-6,2 %, à 438 070 unités) et BMW (-5,8 %, à 340 350 unités) ont, à l'inverse, les plus grandes peines à résister aux difficultés du marché. Ce qui est d'autant plus le cas pour Renault (-7,4 %, à 129 800 transactions).
La cause est également à trouver de toute évidence dans l'effondrement des motorisations thermiques. Les voitures essence d'occasion ont fondu de 6,1 % dans les ventes cette année, à 2,362 millions de transactions cumulées sur le mois. Dans le même temps, les exemplaires diesel d'occasion ont dégringolé de 9,1 %, avec moins de 1,104 million de remises en circulation.
Au terme des huit premiers mois, les hybrides totalisent 545 212 unités, en progression de 13,1 %. Créditée de 230 180 transactions, la catégorie des voitures électriques d'occasion fait quant à elle un bond de 59,4 %. Des valeurs honorables, mais encore bien faibles pour compenser le coup d'arrêt sur fond d'envolée des prix à la pompe.
Sur le même sujet
Laisser un commentaire
Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.
