Stellantis envisagerait une sortie du capital d'Aramis Group

L'aventure de Stellantis et Aramis Group est-elle sur le point de toucher à sa fin ? Selon nos confrères de L'Informé, le constructeur automobile projetterait de sortir de l'actionnariat du géant européen de la vente de voitures d'occasion. Il aurait pour cela mandaté les banques Rothschild & Co et Citi pour partir à la recherche d'un acquéreur.
Il y a maintenant dix ans que PSA est entré au capital de la société cofondée et dirigée depuis 2001 par Nicolas Chartier et Guillaume Paoli. Une première étape suivie d'une prise de contrôle de l'entreprise, lors de l'introduction à la Bourse de Paris. Stellantis détient actuellement 60,5 % du capital et 67,4 % des droits de vote. Tandis que les fondateurs détiendraient ensemble 17,9 % du capital et le flottant représenterait environ 21 %.
Recherche de moyens pour le plan stratégique FaSTLAne 2030
Le fait est qu'Antonio Filosa, le successeur de Carlos Tavares à la tête de Stellantis, a présenté un plan stratégique ambitieux (FaSTLAne 2030), mais réclamant des réductions de coûts afin de dégager des moyens financiers. Un mur d'investissement qui conduit à des coupes pour reconstituer la trésorerie et retrouver une marge de manœuvre.
Après avoir cédé Free2move, sa filiale d'autopartage, à un fonds allemand en juillet 2026, il peut donc apparaître logique pour Stellantis de procéder de la même manière avec Aramis Group. Une source interne au constructeur a exprimé sa surprise devant cette révélation de nos confrères, mais a reconnu pour Le Journal de l'Automobile que "le scénario est considéré comme plausible" par les équipes.
Reste à savoir à combien peuvent se valoriser les parts et qui dans le paysage va vouloir se positionner. En cinq ans, la capitalisation boursière d'Aramis Group a fondu pour passer de 1,9 milliard d'euros en 2021 à la suite de son entrée en Bourse à 263 millions d'euros à mi-septembre 2026. Pourtant, les revenus dégagés ont quadruplé en 2025, à 20 millions d'euros, sur la base d'un chiffre d'affaires de 2,4 milliards d'euros.
Des résultats trimestriels en berne
Le groupe Aramis et ses filiales internationales susciteront-ils l'intérêt d'un fonds d'investissement ou d'une société opérant sur le marché des voitures d'occasion ? Reprendre le flambeau de Stellantis reviendra à mettre la main sur des plateformes digitales, doublées de points de vente physiques pour la commercialisation des véhicules.
Mais la trajectoire d'Aramis Group ne suit pas les prévisions. Prise dans les tourments d'un marché des voitures d'occasion rendu compliqué par la conjoncture, l'entreprise accuse des pertes de volumes et de chiffre d'affaires. Au troisième trimestre décalé, les ventes à particulier ont chuté de 5,8 %, à 85 000 unités, et le revenu a décliné de 6,2 %, à 1,693 milliard d'euros.
En France, toutefois, les 810,7 millions d'euros correspondent à une progression de 3,5 %. Une situation qui présente un risque à terme pour les actionnaires et Stellantis y voit sûrement un autre motif pour descendre du train.
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