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Distribution

Loi antidémarchage : les franchises d'intermédiation VO s'unissent pour batailler

Publié le 30 septembre 2026

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Par Gredy Raffin
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3 min de lecture
Lourdement impactés par la nouvelle loi interdisant le démarchage téléphonique, les dirigeants de franchises de vente de voitures d'occasion par intermédiation ont décidé de réagir. Sous la bannière de l'Union des agences automobiles (UAA) qu'ils viennent de fonder, ils font front commun pour changer cette mesure.
L'Union des agences automobiles a été fondée en réaction à la loi antidémarchage téléphonique.
L'Union des agences automobiles va défendre les intérêts des franchisés. ©UAA

Il aura fallu une crise majeure pour parvenir enfin à les rassembler. Les dirigeants de franchises de ventes de voitures d'occasion ont décidé de fonder l'Union des agences automobiles (UAA). Une initiative derrière laquelle l'ambition consiste à mener une action commune pour faire évoluer la loi antidémarchage.

 

Entrée en vigueur le 11 août 2026, cette mesure interdit à toute entreprise de contacter par téléphone une personne n'ayant pas donné préalablement son accord. Un nouveau cadre de travail qui pénalise déjà lourdement les franchises de transaction CtoC qui dépendent de ce canal de communication pour proposer leurs services aux personnes en situation de revente d'une voiture d'occasion.

 

"Nous éprouvons de grandes difficultés à décrocher des mandats de vente dès lors que nous ne pouvons plus opérer par téléphone. En plus de ralentir notre commerce, cette mesure freine les recrutements de franchisés qui ne conçoivent pas de travailler dans ces conditions", fustige Yoni Dayan, le fondateur de Simplicicar et cofondateur de l'UAA.

 

Une requête sommaire a été déposée

 

À ce jour, dix-huit enseignes ont décidé de s'associer sous la bannière imaginée par Guillaume Herbin, cofondateur et codirigeant de BH Car, Arthur Cormier, président et cofondateur de BWA Solutions, et Yoni Dayan, président de Simplicicar.

 

L'UAA compte des franchises comme, Ewigo, Capcar, Via Automobiles ou encore Vroom Market et Weecars. D'autres, en revanche, n'ont pas donné suite à l'appel du pied des instigateurs, à l'instar d'AutoEasy, de L'Agence Automobilière ou de Transakauto.

 

Les professionnels avaient jusqu'au vendredi 25 septembre 2026 pour mener un recours. Une requête sommaire a été déposée devant l'État. "Nous réclamons une modification de la loi, car nous appelons des gens qui veulent vendre leur voiture, explique Yoni Dayan. La loi est généraliste et nous devrions faire l'objet d'une exception sectorielle".

 

 

Entre la procédure qui va engendrer de lourds frais d'avocat et les efforts de communication, la facture de la bataille engagée par l'UAA va flirter avec un montant à six chiffres. En fédérant des enseignes, la somme sera divisée en autant de membres de l'association.

 

À l'approche des élections présidentielles, les chances de succès à court terme sont maigres. Mais les franchises se devaient de réagir à défaut d'avoir agi durant les longs mois de battement.

 

Reste à savoir ce qu'il adviendra de l'Union des agences automobiles après avoir mené cette bataille. Il y a fort longtemps maintenant les acteurs peinaient à collaborer pour défendre leur intérêt. La première brique d'un projet à long terme viendrait-elle d'être posée ?

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