Le vrai visage des stocks VO : l'approvisionnement au creux de la vague

Le nombre de voitures d'occasion continue de s'éroder chez les distributeurs français. D'après les données de marché partagées par AAA Data, le mois d'août 2026 s'est achevé avec une réserve de 1 074 369 unités sur les parcs, en baisse de 1,6 % par rapport au mois précédent. Sur un indice de base à 100 établi en novembre 2025, le stock se trouvait à 94,2.
Bien que se raréfiant, les voitures diesel d'occasion (-2 %, à 439 164 unités) occupent toujours 41 % des places. Les modèles à moteur essence représentent 36 % de l'offre, avec 386 173 voitures (-2,6 %). Les HEV ont aussi décliné de 1,3 % pour revenir à 64 300 unités, soit 6 % de l'offre.
En revanche, AAA Data constate une augmentation de 3 % du nombre de voitures électriques, à 50 130 unités, soit près de 5 % de l'offre des professionnels.
Depuis le mois de novembre 2025 qui sert de base 100, les voitures avec prolongateur d'autonomie (Reev) et les MHEV sont les typologies qui ont connu les plus fortes évolutions. Elles affichent respectivement un indice 114,5 et 110,6 à fin août 2026. Les HEV complètent le podium avec un indice 104,4. Le PHEV est l'énergie qui a le plus fondu (84,7), devant l'essence (91,2).
La dilution du segment D se poursuit
Les statistiques montrent qu'au terme du mois d'août, 70,7 % de l'offre (soit environ 759 500 unités) se concentraient sur les segments B et C, en comprenant leurs déclinaisons SUV. Pourtant, ces quatre familles de produits ont décliné d'un mois sur l'autre, notamment les berlines du segment B (-2,2 %, à 282 186 unités).
En prenant une échelle de temps plus longue, toujours sur la base de 100, la catégorie D est celle qui a le plus perdu d'exemplaires sur le marché des voitures d'occasion, faisant tomber son indice à 89,8. Si les B-SUV et les C-SUV font de la résistance (98,6), aucun segment ne s'affiche en croissance en termes de volume d'offres.
119 000 reprises de particuliers
Historiquement bas sur le plan des activités commerciales, le mois d'août 2026 n'a pas permis de rentrer pléthore de voitures d'occasion. 150 338 unités seulement ont rejoint les stocks, soit près de 54 000 VO de moins qu'en juillet.
Les distributeurs ont été alimentés à 79,2 % par des particuliers (119 116 unités), un taux dans la fourchette haute, puisqu'il s'agit du deuxième plus élevé après celui de juillet depuis novembre dernier. Il convient de noter qu'en considérant toutes les sources d'approvisionnement, 32,4 % des VO entrés en stock (soit 48 750 unités) avaient précédemment fait l'objet d'un leasing.
L'analyse au travers du prisme énergétique révèle que les voitures diesel (36,2 %) et les voitures essence (35,6 %) ont pratiquement fait jeu égal. La chose est également vraie pour les HEV (7,7 % des reprises) et les MHEV (7,6 %). Les voitures électriques ont totalisé 6,9 % des entrées, avec un peu plus de 10 400 unités.
Enfin, retenons que les professionnels de la revente de voitures d'occasion ont récupéré 24 % des voitures âgées de 8-15 ans, soit une part tout à fait dans leurs normes. Les exemplaires vieux de 2-4 ans figurant au deuxième rang avec 21,7 % de représentativité.
Équilibre entre les 5-8 ans et les plus de 15 ans
Selon les comptes de AAA Data, 126 669 voitures d'occasion ont quitté les parcs (ou dépassé la limite des 20 mois de stockage). À 38 %, il s'agissait de modèles essence et à 33,7 % d'exemplaires diesel, soit respectivement 48 300 et 42 700 unités. Des volumes bien loin des standards, mais qui respectent les habituelles répartitions. Idem pour les autres énergies, à commencer par les HEV (8,9 % des sorties).
Sur le plan de l'âge, les distributeurs ont sorti à 24,2 % des voitures d'occasion dont la première immatriculation datait de 8 à 15 ans, 30 650 unités approximativement. La catégorie des 2-4 ans a pesé 21,7 %, tandis que la balance s'est équilibrée entre les 5-8 ans (17,2 %) et les plus de 15 ans (17,5 %).
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