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Constructeurs

Stellantis toujours champion de l'innovation en France

Publié le 3 mars 2026

Par Christophe Jaussaud
4 min de lecture
Avec 1 294 brevets enregistrés en 2025, Stellantis reste en tête, pour la troisième année consécutive, des déposants en France. Un volume qui a représenté la moitié des innovations enregistrées par le constructeur dans le monde.
Stellantis innovation
Anne Laliron, directrice de l'innovation de Stellantis. ©Stellantis

Pour la troisième année consécutive, Stellantis est le premier déposant de brevets en France. En effet, selon les chiffres de l'Institut national de la propriété industrielle (INPI), le constructeur a totalisé 1 294 brevets sur les 16 807 enregistrés en 2025.

 

Stellantis devance Safran (1 266) et le groupe Renault (746). Une belle remontée de l'autre français qui était seulement 6e en 2024.

 

 

Ce nombre de brevets en France témoigne aussi de l'activité de la recherche et développement de Stellantis dans l'Hexagone. "Les brevets déposés en France représentent environ la moitié des brevets déposés mondialement par Stellantis", précise Anne Laliron, directrice de l'innovation du groupe.

 

 

Parmi les 1 294 brevets déposés par Stellantis, l'électronique et le software en totalisent près de 400 cette année. Le travail sur les plateformes ou les groupes motopropulseurs en a ajouté 427, alors que les domaines du châssis et des équipements ont contribué à hauteur de 467 dépôts.

 

Le futur volant carré des Peugeot, l'HyperSquare, a notamment fait l'objet d'une quarantaine de brevets. En son temps, la Citroën Ami avait généré une soixantaine de brevets.

 

 

Bien que le niveau 3 ait été mis entre parenthèses, faute de marché, la conduite autonome de niveau 4, c'est-à-dire les robotaxis, occupe aussi beaucoup d'ingénieurs avec les travaux sur les plateformes AV Ready, l'une sur la base d'utilitaires K0 (Peugeot Expert) et l'autre sur une plateforme STLA Small. Deux choix pour couvrir au mieux le marché, sachant que jusqu'ici l'expérience montre qu'un robotaxi transporte 1,2 personne par course.

 

Dans ce domaine, Stellantis travaille avec de nombreux partenaires tels que Pony.ai, Nvidia, Uber, Bolt ou Wayve pour proposer les meilleures plateformes en termes d'usage et de TCO à l'horizon 2029.

 

 

Anne Laliron a indiqué que des tests étaient en cours au Luxembourg avec Pony.ai. Puis, la directrice de l'innovation a rappelé que les robotaxis étaient déjà bien réels, même si cela paraît encore parfois futuriste. "Tous les mois, il y a un million de trajets réalisés en Chine et aux États-Unis. Ce ne sont plus des expérimentations, c'est une réalité."

 

La recherche sur la chimie des batteries occupe aussi beaucoup dans les centres de recherches. Le constructeur travaille notamment avec Tiamat sur des batteries sodium-soufre ou avec Factorial sur les électrolytes solides. Des recherches sont aussi menées sur une chimie lithium-soufre.

 

 

Il faut aussi noter que la France dispose d'un écosystème de recherche académique très développé. En témoignent les 568 brevets du CEA, les 350 du CNRS et les 152 d'IFP Énergies nouvelles. Des établissements publics qui travaillent souvent avec le privé, comme Stellantis le fait, notamment, avec le CEA à Grenoble (38) sur le prototypage des batteries.

 

Le projet de batterie Ibis fait partie de ces concrétisations regroupant la recherche académique et le constructeur.

 

 

Plus largement, Stellantis s'appuie sur une quarantaine de partenariats académiques et dix OpenLabs. Des universités ou laboratoires qui nourrissent aussi le monde des start-up avec des jeunes pousses qui en sont souvent issues.

 

Pour Stellantis, comme pour les autres, l'innovation reste le cœur du réacteur. Les travaux d'aujourd'hui sont les innovations de demain. D'ailleurs, même en cette période un peu compliquée pour le constructeur, Antonio Filosa a annoncé le recrutement de 350 ingénieurs en France et Anne Laliron confirme qu'il faut investir pour couvrir les nouveaux besoins.

 

Ainsi, dans son équipe en charge de l'innovation de rupture, de nouveaux profils ont fait leur apparition, notamment dans l'électrochimie ou l'intelligence artificielle. L'IA est pour Anne Laliron la cause d'une vraie rupture. Elle permet bien sûr de réduire les temps de développement et de validation, mais sa puissance ouvre d'innombrables possibilités pour l'avenir.

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