À l’heure où le 100 % électrique à batterie a du mal à convaincre, notamment sur la mobilité lourde, les promesses de l’hydrogène utilisé comme carburant dans les moteurs à combustion interne (ICE) se concrétisent peu à peu.
À l’heure où le 100 % électrique à batterie a du mal à convaincre, notamment sur la mobilité lourde, les promesses de l’hydrogène utilisé comme carburant dans les moteurs à combustion interne (ICE) se concrétisent peu à peu.
La décision de Stellantis d’arrêter d’investir dans la mobilité hydrogène a eu l’effet d’une bombe. En quittant le navire, les différents protagonistes de cette technologie oscillent entre optimisme, colère et déception, forçant la filière française à naviguer en eau trouble.
Finalement, c’est le segment des véhicules utilitaires qui risque de mettre en péril les constructeurs automobiles. Entre des résultats décevants pour l’électrification et un abandon de l’hydrogène, Renault et Stellantis se retrouvent face à des défis majeurs, avec des pénalités à la clé et des incertitudes qui pèsent sur leurs usines et leurs filiales.
Deux ans après la commercialisation de ses utilitaires à hydrogène de taille moyenne, le constructeur s’apprête à lancer celle de son grand fourgon : le Peugeot e-Boxer Hydrogen. L'annonce a été officialisée lors du salon Hyvolution. Stellantis persévère dans le développement de cette technologie, en espérant qu’elle prenne un jour son envol. Xavier Peugeot, vice-président de Stellantis Pro One, confirme cette stratégie.
Dans la course aux véhicules électriques à batterie, le marché a tendance à éclipser les modèles à hydrogène. Les acteurs de la mobilité H2, eux, espèrent encore changer d’échelle dans les mois à venir et sortir de leur statut de technologie complémentaire pour s’imposer comme une solution de décarbonation à part entière.
Zoom de l’Arval Mobility Observatory – La barre des 100 000 véhicules à hydrogène dans le monde devrait être franchie fin 2024. Pour autant, l'engouement pour cette énergie dans la mobilité semble s'essouffler, du fait d'une certaine méconnaissance à son sujet et de sa complexité.
Le Pôle véhicule du futur publie son premier baromètre du déploiement de la mobilité hydrogène à l’occasion du forum "Hydrogen business for climate". Les véhicules routiers roulant à cette énergie devraient dépasser les 100 000 unités d’ici fin 2024, principalement en Asie.
La mobilité hydrogène est au cœur d’un protocole d’accord signé entre Hyundai Motor Company et Skoda. Pour le constructeur tchèque, le but est d’étudier les débouchés potentiels de cette technologie et, à terme, d’adopter les composants de son partenaire coréen.
Hyvia dévoile, à l’occasion du salon IAA de Hanovre, en Allemagne, le nouveau Renault Master fonctionnant à l’hydrogène. Une autonomie de 700 kilomètres est avancée pour cette version qui sortira de l’usine de Batilly (54) fin 2025.
Zoom de l’Arval Mobility Observatory – Attendu comme une énergie alternative de premier plan, notamment pour la mobilité, l'hydrogène décarboné ou "vert" peine à se développer en France. En cause, son prix trop élevé par rapport à l'hydrogène "gris" produit à partir de gaz fossile. Un soutien de la filière tarde à se mettre en place.
Les deux constructeurs ont convenu de développer ensemble une nouvelle génération de piles à combustible. BMW, qui prévoit de lancer un modèle de série en 2028, et Toyota vont également militer pour le déploiement d’infrastructures de recharge d’hydrogène en Europe.
Selon le média économique japonais Nikkei, BMW et Toyota s'apprêtent à renforcer leur partenariat dans le domaine de la pile à combustible. Si les deux groupes ne préfèrent pas commenter cette information, une annonce officielle devrait toutefois survenir le 5 septembre 2024.
Le spécialiste de la mobilité hydrogène vient d'ouvrir sa septième station de distribution en Ile-de-France. Ce nouveau site, aménagé à Vitry-sur-Seine (94), peut alimenter entre 300 et 400 véhicules par jour. Deux autres implantations, en partenariat avec Carrefour, sont annoncées dans la région.
La Région Auvergne-Rhône-Alpes a remis les clés du Renault Master Van H2-TECH à la société Pum, une enseigne du groupe Saint-Gobain. Il s’agit du 100e fourgon hydrogène cofinancé par la Région et l’Union européenne.
Pour douze millions d’euros, Atawey met la main sur l’activité stations de recharge hydrogène de McPhy. L’entreprise savoyarde compte désormais 70 sites d’avitaillement en Europe. L’opération comprend également un site de production de stations.
Si la plupart des constructeurs automobiles font le choix du véhicule 100 % électrique, d’autres en revanche ne ferment pas la porte à des technologies alternatives. Le moteur à combustion alimenté par de l’hydrogène apparaît, en effet, comme une solution de transition pour sortir des carburants fossiles, alors que des premières applications commerciales commencent à voir le jour.
Le spécialiste de la mobilité hydrogène ouvre avec Carrefour sa sixième station de ravitaillement à Drancy (91). Un nouveau site majeur pour ces entreprises et la Région Île-de-France à l’approche des JO 2024 avec leur large flotte de taxis H2. Deux autres stations HysetCo seront bientôt inaugurées en Île-de-France.
L’ancienne coprésidente de France Hydrogène a été nommée directrice exécutive du Clean Hydrogen Partnership, depuis le 1er juin 2024. Après quinze ans passés chez Michelin, elle rejoint donc Bruxelles dans le but de promouvoir les technologies de l’hydrogène à l’échelle européenne.
L’un des pionniers français de la recharge hydrogène, Hympulsion, ouvre une nouvelle station H2 à Saint-Égrève (38). Une sixième infrastructure financée dans le cadre du projet Zero Emission Valley de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.
Avant de dévoiler l'A290, le 13 juin 2024 aux 24 Heures du Mans, Philippe Krief, directeur général d'Alpine, revient sur les défis qui attendent la marque, et notamment son arrivée aux États-Unis. Mais aussi sur le moteur à combustion d'hydrogène qui ne manque pas d'atouts.
La société spécialisée dans la mobilité hydrogène indique la localisation de ses quatre prochaines stations de recharge qui ouvriront avant mi-juillet 2024 en Île-de-France. Celles-ci permettront à HysetCo de tripler sa capacité de distribution actuelle.
La société spécialisée dans la mobilité hydrogène lève près de 200 millions d’euros. Hy24, principal investisseur de ce tour de table, devient par la même occasion actionnaire majoritaire d’HysetCo.