Valeurs résiduelles en décalage, trésoreries sous tension, captives à l’offensive, banques plus prudentes… Derrière la stabilité apparente du marché, 2026 s’annonce comme un tournant majeur pour l’écosystème du financement automobile.
Valeurs résiduelles en décalage, trésoreries sous tension, captives à l’offensive, banques plus prudentes… Derrière la stabilité apparente du marché, 2026 s’annonce comme un tournant majeur pour l’écosystème du financement automobile.
Dès le 20 novembre 2026, la LOA automobile va changer de dimension. TAEG obligatoire, taux d’usure dédié, rétractation généralisée à 14 jours, rachat anticipé facilité : la transposition de la directive sur le crédit à la consommation va profondément modifier le financement automobile en France.
Pour aider les concessionnaires à écouler leurs stocks de véhicules électriques, Arkéa Financements & Services (AFS) a lancé début janvier 2026 une offre de financement à 4,90 %. Cette LOA très bonifiée vise particulièrement le marché du véhicule d’occasion, aujourd’hui pénalisé par des loyers souvent moins attractifs que ceux du neuf.
Les banques du Royaume-Uni proposant du financement automobile en concession seront obligées d'indemniser les automobilistes pour un montant de près de 9,4 milliards d'euros. La rémunération des distributeurs via une commission cachée reposant sur les clients pour l'octroi de crédits ou de leasing est dans le viseur de l'Autorité de régulation des marchés financiers anglaise.
Le marché du neuf recule, les stocks s’accumulent et la trésorerie des réseaux s’étire… Pourtant, jamais le financement n’a pesé autant dans la vente d’une voiture. LOA en plein essor, LLD en embuscade, valeurs résiduelles sous tension : derrière les chiffres, c’est tout le modèle économique de la distribution automobile qui vacille et cherche un nouveau souffle.
La transposition en France de la directive européenne sur le crédit à la consommation, prévue d’ici novembre 2026, changera la donne pour la location avec option d’achat (LOA). Ce mode de financement devra indiquer un TAEG et sera soumis à un taux d’usure, à l’instar du crédit classique. Une évolution réglementaire qui pourrait bouleverser les équilibres du marché automobile.
La Cour suprême britannique a rejeté plusieurs plaintes liées aux commissions sur des financements automobiles. Mais le gendarme des marchés financiers prépare un programme d’indemnisation collective pouvant atteindre 18 milliards de livres (20,8 milliards d'euros). Celui-ci pèserait lourd sur les bilans bancaires et menacerait le système de crédit en concession.
Les sociétés de financement continuent de jouer aux équilibristes en ce début d’année 2025. Certes, la production a considérablement augmenté mais, en contrepartie, le risque sur le portage des stocks s’est également accru.