Avec sa marque Denza, BYD attaque frontalement le premium européen. Technologie spectaculaire, discours offensif, moyens colossaux, la Chine veut désormais imposer ses propres règles du luxe automobile.
Après deux mois consécutifs d'érosion, le volume de petites annonces pour des véhicules d'occasion dans l'Europe de l'Ouest a pris de l'ampleur en mars 2026. Il est revenu à 3,87 millions d'unités, selon l'agrégateur Le Parking. Ce regain d'offres entraîne mécaniquement un repositionnement tarifaire à la baisse.
Entre 2022 et 2025, la production automobile mondiale a progressé de 10 % pour atteindre 88,2 millions de véhicules. Mais derrière cette reprise postpandémie se dessine un profond basculement des équilibres industriels : la Chine concentre désormais pas loin de 37 % des volumes mondiaux.
En février 2026, le nombre de véhicules d'occasion visibles sur les sites des principaux infomédiaires européens est repassé sous la barre des 3,8 millions d'unités, selon les données de la plateforme Le Parking.
La Chine représente désormais près de 35 % de la production manufacturière mondiale. Face à cette montée en puissance, un rapport du haut-commissariat au Plan appelle à un "changement de logiciel européen" et propose certaines mesures pour contrecarrer l'offensive industrielle de l’empire du Milieu.
En déposant une demande d’"engagement de prix" pour la Cupra Tavascan produite en Chine, Volkswagen devient le premier constructeur à tester concrètement l’alternative européenne aux droits de douane sur les véhicules électriques. Avec un avantage financier de taille !
En moins de cinq ans, les marques chinoises ont réussi à s'implanter durablement en Europe. Plus de 25 d'entre elles y sont désormais commercialisées et couvrent une part de marché non négligeable. Certaines immatriculent d'ailleurs plus de véhicules que les constructeurs historiques.
En progressant légèrement en 2025, le marché automobile européen semble amorcer une phase de stabilisation. Mais derrière les 13,3 millions d’immatriculations enregistrées, les lignes bougent vite. Surtout, les marques chinoises, qui détiennent désormais 6 % du marché, accélèrent et imposent une nouvelle donne.
Le nombre d'offres de voitures d'occasion a tendance à croître dans les grands pays d'Europe de l'Ouest, selon la plateforme Leparking. Les données révèlent également que, pour accélérer les transactions, les vendeurs professionnels et particuliers baissent les prix.
Pour contourner les règles fiscales liées aux importations, mais aussi pour réduire leurs coûts logistiques, les constructeurs chinois investissent dans des usines en Europe. Une stratégie pragmatique soutenue par plusieurs États membres de l’UE, qui y voient une opportunité de relancer leur outil industriel et d’attirer de nouveaux emplois.
Le marché des voitures d'occasion dans les cinq pays majeurs montre des signes contradictoires. D'après Leparking, tandis que les offres se font rares, les prix s'affaissent. Un phénomène qui joue en faveur de la rotation.
La Commission européenne s’apprête à dévoiler, d'ici fin 2025, ses initiatives pour accélérer la transition du secteur automobile. Normes CO2, petits véhicules électriques, batteries et simplification réglementaire : Stéphane Séjourné, vice-président exécutif pour la prospérité et la stratégie industrielle, a présenté les grandes lignes.
La Commission européenne pourrait présenter dès décembre 2025 un ensemble de mesures combinant la révision des normes d’émissions de CO₂ pour les voitures et l’introduction d’un cadre pour le verdissement des flottes d’entreprise.