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Constructeurs

Dieselgate : des retentissements au Royaume-Uni

Publié le 2 mars 2026

Par Christophe Jaussaud
2 min de lecture
Le Dieselgate continue de faire des vagues au Royaume-Uni avec une procédure contre Renault, Peugeot, Citroën, Mercedes, Nissan et Ford. L'enjeu du procès est important car il pourrait ouvrir la voie à de lourdes indemnisations.
Dieselgate procès Royaume-Uni
Plusieurs constructeurs sont ciblés par la justice au Royaume-Uni dans l'affaire du Dieselgate. ©AdobeStock-David

Alors qu'en France, le Dieselgate fait toujours l'objet de procédures judiciaires, il en est de même au Royaume-Uni.

 

La justice se demande si, au-delà de Volkswagen, cette pratique était courante. Ainsi, Renault, Peugeot-Citroën, Mercedes, Nissan et Ford sont mis en cause dans cette procédure qui pourrait déboucher, à terme, sur des milliards de livres d'indemnisations. Tous nient les faits.

 

"Ce qu'on doit rechercher, c'est un réglage" des véhicules "n'apparaissant pas pendant le test" antipollution, et si cette modulation "a eu un impact sur les émissions de NOx", résume Thomas De La Mare, l'un des avocats des plaignants, lors de l'audience lundi 2 mars 2026.

 

 

"Il y a encore des millions de ces voitures sur nos routes qui émettent des niveaux extrêmement élevés" de pollution, dénonce auprès de l'AFP Jemima Hartshorn, une militante antipollution, devant le tribunal.

 

Ford et Mercedes ont rejeté auprès de l'AFP des "allégations sans fondement". Renault et Stellantis, la maison mère de Peugeot et Citroën, ont maintenu que les véhicules vendus étaient tous "conformes".

 

Dans ses conclusions écrites transmises à l'AFP, Renault affirme que la procédure repose sur "l'affirmation absurde que, si un constructeur avait pu produire un meilleur moteur (du moins en ce qui concerne les émissions de NOx), alors, inéluctablement, un dispositif interdit devait avoir existé".

 

1,6 million de conducteurs demandent compensation au Royaume-Uni

 

Au Royaume-Uni, Volkswagen avait été reconnu coupable en 2020 d'avoir mis en place un "logiciel truqueur". Sans reconnaître sa responsabilité, il avait accepté de payer 193 millions de livres (plus de 220 millions d'euros).

 

L'issue du procès en cours pourrait faire jurisprudence et s'appliquer à de nombreux autres constructeurs objets de plaintes. En tout, 1,6 million de conducteurs demandent compensation au Royaume-Uni.

 

La phase de conclusions doit durer environ trois semaines. Si la responsabilité des constructeurs est reconnue, une seconde procédure à l'automne 2026 portera sur les indemnisations. (avec AFP)

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