Le haut-commissariat à la Stratégie et au Plan publie un rapport sur l'impact de la montée en puissance chinoise sur l'industrie européenne. L'automobile n'y échappe pas. Un secteur où la Chine est d'ailleurs devenue le premier exportateur mondial.
En déposant une demande d’"engagement de prix" pour la Cupra Tavascan produite en Chine, Volkswagen devient le premier constructeur à tester concrètement l’alternative européenne aux droits de douane sur les véhicules électriques. Avec un avantage financier de taille !
En moins de cinq ans, les marques chinoises ont réussi à s'implanter durablement en Europe. Plus de 25 d'entre elles y sont désormais commercialisées et couvrent une part de marché non négligeable. Certaines immatriculent d'ailleurs plus de véhicules que les constructeurs historiques.
Les marques venant de Chine ont occupé une grande partie de l'actualité automobile en 2025. Mais que représentent-elles vraiment sur le marché français ? Marque par marque, Le Journal de l'Automobile a analysé leur poids dans les immatriculations.
La start-up automobile fondée par un spécialiste de l’électronique grand public chinois avait de fortes ambitions sur le marché français lors de sa première apparition en octobre 2024. Un an plus tard, Skyworth ne dispose toujours pas de réseau, tandis que les immatriculations de son unique modèle ont été enregistrées par des sociétés de location récemment créées au nom de l'importateur.
Avec son nouveau paquet automobile, l’Europe veut renforcer son industrie tout en freinant la percée, déjà bien engagée, des constructeurs chinois. Mais avec leurs modèles hybrides, leurs futures implantations industrielles sur le continent et une certaine avance sur l'électrique, la riposte pourrait être insuffisante.
Selon le cabinet d'étude AlixPartners, les constructeurs chinois confirment leur ascension fulgurante, portés par la dynamique des véhicules électriques et des partenariats industriels. Tandis que l’Europe et les États-Unis peinent à suivre, la Chine impose son rythme et devrait détenir 30 % du marché mondial automobile en 2030.
Avec un nombre d’exposants record dans les allées de l'IAA Mobility et des plans d’expansion offensifs, la Chine confirme qu’elle veut peser lourd sur le marché automobile européen. Mais les constructeurs du Vieux Continent préparent la riposte.
Après l’automobile, les industriels chinois s’apprêtent à poursuivre leurs ambitions dans le secteur des poids lourds en Europe, malgré un marché encore frileux, assez protectionniste et peu électrifié. Mais des opportunités pour la distribution de nouveaux entrants pourraient voir le jour dans les années à venir.
Face à la déferlante des marques automobiles chinoises sur le Vieux Continent, de nombreux distributeurs européens s’interrogent : faut-il embrasser cette nouvelle donne ? Si des alliances peuvent représenter une opportunité de croissance et de diversification pour les réseaux de distribution, elles exigent aussi de la vigilance dans le choix des partenaires.
Avant fin 2025, le géant chinois lancera sur le marché national ses deux marques, Omoda et Jaecoo, qui seront distribuées dans une soixantaine de concessions. Le recrutement des groupes de distribution a démarré.