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Constructeurs

Les véhicules électriques poursuivent leur percée en Europe

Publié le 22 octobre 2026

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Par Jean-Baptiste Kapela
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5 min de lecture
Avec une hausse de 5,7 % des immatriculations de voitures neuves depuis le début de l’année 2026, le marché européen confirme sa progression. Les modèles 100 % électriques atteignent désormais 22,7 % de part de marché, tandis que l’essence et le diesel continuent de reculer. Les marques chinoise atteignent 9,9 % de part de marché.
BYD france
Les marques chinoises représentent 9,9 % de part de marché en Europe entre janvier et septembre 2026. ©Adobe Stock - Alexandre Prevot

Le marché automobile européen poursuit sa progression en septembre 2026. Selon l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), les immatriculations dans l’Union européenne affichent une hausse de 5,7 % depuis le début de l’année, témoignant d’une « résilience notable » malgré la flambée des prix des carburants liée aux tensions au Moyen-Orient. Cette situation profite notamment aux véhicules électriques, dont les ventes sont également soutenues par les aides à l’achat et une offre de modèles toujours plus étoffée.

 

Ainsi, sur les neuf premiers mois de l’année, 1,93 million de véhicules électriques ont été immatriculés dans l’UE, ce qui correspond à une part de marché de 22,7 %, contre 16,1 % sur la même période en 2025. Sur les quatre principaux marchés européens, trois représentent à eux seuls 64 % des véhicules électriques immatriculés. Certains pays enregistrent d’ailleurs de fortes croissances. Et à ce jeu, la France mène la danse avec une hausse de ses immatriculations de VE de 79,1 % sur la période de janvier à septembre 2026. L’Hexagone est suivi de l’Allemagne, où les immatriculations de VE bondissent de 58,1 %.

 

 

Nos voisins d’outre-Rhin comptent le plus de véhicules immatriculés sur la période, avec 604 144 unités sur les trois premiers trimestres de 2026. La France se place en deuxième position avec 387 342 VE immatriculés, suivie, loin derrière, par le Danemark et la Belgique, avec respectivement 125 220 (+40,3 %) et 124 049 (+15,7 %) modèles à batterie mis sur la route durant les neuf premiers mois de l’année. L’électrique devient ainsi la deuxième motorisation la plus populaire depuis le début de l’année.

 

Les HEV ont toujours la cote

 

Les hybrides non rechargeables demeurent en tête des motorisations les plus plébiscitées par les Européens, avec une part de marché de 36,3 %. Ces derniers ont ainsi atteint près de 3,1 millions d’unités mises sur la route dans l’UE. L’Italie enregistre la plus forte croissance en HEV, talonnée de près par l’Espagne, avec des hausses respectives de 20,8 % et de 20,5 %. En ce qui concerne la France et l’Allemagne, la croissance est plus contenue, à respectivement 0,6 % et 4,9 %.

 

De leur côté, les hybrides rechargeables poursuivent leur progression, atteignant 860 257 unités immatriculées entre janvier et septembre 2026. Cette croissance est marquée par une hausse des volumes sur plusieurs marchés clés, comme l’Italie (+72,4 %), l’Espagne (+34,7 %) et l’Allemagne (+13,7 %). Au total, les hybrides rechargeables ont représenté 10,1 % des immatriculations dans l’Union européenne sur les neuf premiers mois de l’année, contre 9 % sur la même période en 2025.

 

Les modèles thermiques poursuivent leur chute

 

À fin septembre, les voitures essence continuent de reculer, avec une diminution de leurs immatriculations de 19,1 %. Une baisse particulièrement marquée sur les principaux marchés européens. C’est dans l’Hexagone que la chute est la plus forte, avec un recul de 36,1 %. En Allemagne, cette baisse atteint 22,7 %, tandis qu’en Espagne, elle s’élève à 19 %. L’Italie, quant à elle, voit ses volumes de véhicules essence reculer de 16,4 %.

 

 

La part de marché des modèles essence passe donc de 27,7 % à 21,2 % en un an, avec 1,8 million de voitures neuves immatriculées. Pour ce qui est des voitures diesel, les mises sur la route ont baissé de 19,5 %, ramenant leur part de marché à 7,1 % dans l’UE, contre 9,3 % sur la même période en 2025.

 

Les constructeurs chinois prennent près de 10 % de part de marché

 

Bien que sa part de marché, de 26,2 %, baisse très légèrement, le groupe Volkswagen reste en tête du marché européen avec 2,23 millions d’immatriculations depuis le début de l’année 2026 (+0,7 %). Stellantis se maintient, pour sa part, à la deuxième place, avec une part de marché stable de 15,8 %, mais des immatriculations en progression de 5,1 %, à 1,34 million d’unités livrées. Notons que Fiat et Citroën ont vu leurs mises sur la route bondir respectivement de 29,5 % et de 8,1 % sur la même période. À l’inverse, les marques Alfa Romeo et DS Automobiles ont vu leurs immatriculations chuter de 26,3 % et de 17,1 %.

 

Immatriculations en Europe par marque en septembre 2026. ©ACEA

 

Le groupe Renault prend la troisième place, avec une part de marché de 10,4 %, mais des livraisons en baisse de 3,5 %, à 882 788 unités immatriculées depuis le début de l’année. Parmi les progressions notables, Tesla enregistre l’une des plus fortes croissances sur un an, avec une hausse de 68,9 %, à 188 035 immatriculations, et une part de marché de 2,2 %.

 

Du côté des constructeurs chinois, le groupe Geely atteint une part de marché de 2,8 %, avec 236 214 immatriculations, en hausse de 10,6 %. BYD, avec 206 002 unités livrées (+154,4 % en un an), atteint une part de marché de 2,4 %. Les marques chinoises représentent ainsi 9,9 % de part de marché sur le Vieux Continent.

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