Après avoir quitté le pool Tesla en février 2026, Stellantis vient d'annoncer qu'il achèterait ses crédits CO2 à son partenaire chinois Leapmotor. Une suite logique pour ces deux constructeurs qui font alliance depuis 2023.
Pensé pour renforcer le Made in Europe, l’Industrial Accelerator Act (IAA) pourrait produire l’effet inverse. En combinant contraintes de contenu local et objectifs CO2 déjà exigeants, le texte fait craindre aux constructeurs une contraction du marché et une perte de compétitivité.
Dans un document récent de la Commission européenne, Toyota et Stellantis n'apparaissent plus dans le pool CO2 de Tesla pour l'année 2026. Un retrait qui pourrait toutefois être temporaire puisque les constructeurs ont jusqu'à 1er décembre de l'année en cours pour faire leur demande d'intégration.
En 2025, le marché européen du neuf progresse légèrement, mais l’électrification s’accélère : les 100 % électriques atteignent 19 % des immatriculations. Selon l’ICCT, les constructeurs ne sont plus qu’à 4 g de CO₂/km des objectifs 2025-2027, grâce aux pools… mais les utilitaires restent en retard. Qui sont les gagnants et les perdants en 2025 ?
Derrière l’assouplissement envisagé des objectifs CO₂ après 2035, Bruxelles cherche à mobiliser l’automobile comme levier de décarbonation de la sidérurgie européenne. En conditionnant une partie des émissions résiduelles des véhicules à l’intégration d’acier vert made in Europe, la Commission espère créer un signal de demande capable de déclencher des investissements industriels massifs.
La Commission européenne assouplit sa trajectoire de décarbonation en autorisant une part résiduelle d’émissions après 2035. Une inflexion perçue comme un soulagement par les distributeurs automobiles français, qui y voient un retour du bon sens économique et industriel.
En assouplissant la trajectoire de baisse des émissions de CO₂ à l’horizon 2035, la Commission européenne revendique une victoire politique. Mais à la lecture des mécanismes envisagés, l’ouverture aux motorisations non électriques apparaît sans doute comme surestimée. Le compromis rassure à court terme, mais ne résout ni les contraintes industrielles des constructeurs ni la crise de la demande automobile en Europe.
L’Union européenne s’apprête à faire évoluer plusieurs textes clés encadrant l’homologation et l’exploitation des véhicules dans le cadre de son paquet automobile. L'une des mesures phares consiste à faciliter l'accès aux petites voitures électriques pour les consommateurs, en simplifiant la réglementation et réduisant les coûts pour les constructeurs.
À la veille de la présentation du paquet automobile par la Commission européenne, prévue le 16 décembre 2025, l’Allemagne affiche un sentiment de victoire. Dérogations technologiques, prolongation encadrée du thermique, carburants synthétiques : les fuites relayées dans la presse allemande donnent le sentiment que Berlin a été entendue. Mais derrière ce récit, les arbitrages clés restent ouverts, et le degré de flexibilité accordé par l’Europe demeure incertain.
Dans une lettre adressée par la France à la Commission européenne, cinq ministres se disent ouverts à des flexibilités ciblées concernant l’interdiction des moteurs thermiques et hybrides en 2035. Mais cette souplesse ne devra bénéficier qu’aux véhicules fabriqués dans l’Union européenne.
Exclusif. La Commission européenne reporte au 16 décembre 2025 la présentation de son paquet automobile, initialement prévue le 10. Un délai nécessaire pour finaliser quatre textes majeurs et tenter de concilier les États membres divisés sur l’avenir du thermique après 2035 et la compétitivité de l’industrie européenne.
À l’approche du 10 décembre 2025, date à laquelle la Commission européenne doit présenter son paquet automobile, les discussions s’intensifient et les positions s’affinent. Le gouvernement français soutient désormais ses acteurs industriels. De quoi apporter un consensus suffisant à Bruxelles ?
Ce qui devait être un texte fondateur pour sécuriser l’industrie automobile européenne tourne à l’affrontement. Équipementiers et constructeurs s’opposent sur le seuil et le calcul du contenu local. La France n’affiche plus une ligne unifiée et la Commission européenne peine à arbitrer. À une semaine des annonces de Bruxelles, les mesures pourraient être amputées ou repoussées.
Le gouvernement a fait adopter un amendement annulant le durcissement des barèmes 2028 du malus CO2, du malus au poids et de la future TVU. Si les seuils de 2026 et 2027 restent inchangés pour l’instant, la commission mixte paritaire devra encore trancher.
Alors que le marché français peine à redémarrer, le fondateur du cabinet Feria analyse les ressorts macroéconomiques, industriels et politiques d’un ralentissement paradoxal. Entre épargne persistante, inflation concentrée sur les modèles populaires et incertitudes autour de la transition électrique, Bernard Jullien décrypte les erreurs stratégiques et les fragilités du modèle européen.
Du made in Europe en contrepartie d'un accord de flexibilité sur les normes d'émissions de CO2… La France se met en situation de négociation risquée avec l'Allemagne et ses constructeurs vis-à-vis de la Commission européenne.
Alors que les normes d’émissions de CO2 se durcissent en Europe, le constructeur français affiche sa conformité sur les voitures particulières mais reste en alerte sur les utilitaires. Renault appelle à plus de flexibilité pour éviter une déstabilisation du marché.
L'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA) détaille ses propositions à la Commission européenne pour réviser les normes CO₂. Au programme : flexibilité réglementaire, soutien aux petits véhicules électriques, maintien des hybrides rechargeables et reconnaissance des carburants renouvelables afin de rendre la trajectoire 2030-2035 atteignable.
La Commission européenne pourrait présenter dès décembre 2025 un ensemble de mesures combinant la révision des normes d’émissions de CO₂ pour les voitures et l’introduction d’un cadre pour le verdissement des flottes d’entreprise.
Face aux attentes pressantes des constructeurs, la présidente de la Commission européenne a présidé le troisième dialogue stratégique sur l’automobile à Bruxelles. Si elle a multiplié les annonces et accepté d’avancer le réexamen de l’interdiction des moteurs thermiques en 2035, Ursula von der Leyen a surtout gagné du temps, en reportant les décisions concrètes à décembre.