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Marché automobile : vers un rebond modeste des ventes en 2027

Publié le 7 octobre 2026

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Par Catherine Leroy
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3 min de lecture
L’Observatoire Cetelem anticipe une progression limitée du marché français en 2027. Les intentions d’achat restent présentes, mais leur concrétisation dépendra du prix. L’électrification et l’arrivée de nouvelles marques devraient surtout redistribuer les parts de marché.
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Pour la France, l’Observatoire Cetelem de l’Automobile 2027 prévoit 2,07 millions de véhicules légers neufs en 2027, soit une hausse de 2 % après une progression estimée à 1,9 % en 2026. ©stock.adobe.com

Le marché automobile pourrait renouer un peu avec la croissance sans retrouver ses anciens volumes. Pour la France, l’Observatoire Cetelem de l’Automobile 2027 prévoit 2,07 millions de véhicules légers neufs en 2027, soit une hausse de 2 % après une progression estimée à 1,9 % en 2026. Ces prévisions, élaborées avec C-Ways, englobent les voitures particulières et les véhicules utilitaires légers. Elles dessinent une reprise mesurée, loin d’un redémarrage généralisé. À la fin de 2026, "l’atterrissage" du marché devrait être de 2,03 millions de véhicules. Dans le détail, les ventes de voitures particulières devraient atteindre 1,66 million d’unités auxquelles s’ajoutent 370 000 utilitaires.

 

Une Europe à plusieurs vitesses

 

Les prévisions de l’étude montrent une croissance inégale entre les principaux marchés européens. L’Espagne conserverait une dynamique plus soutenue, avec une hausse de 3,6 % des ventes de véhicules légers neufs en 2027. Le Royaume-Uni progresserait de 1,6 %, l’Italie de 1,1 % et l’Allemagne de 0,9 %. Les Pays-Bas rebondiraient de 5 %, tandis que la Pologne reculerait de 4,1 % après une forte progression attendue en 2026.

 

Ces évolutions prolongeraient des situations déjà contrastées. L’étude souligne que la France, l’Allemagne et l’Italie restent durablement en dessous de leurs volumes d’avant-Covid. L’Espagne suit, elle, une trajectoire de rattrapage. La croissance annoncée ne signifie donc pas que tous les pays bénéficieront d’une demande plus abondante.

 

Des intentions d’achat sous contrainte

 

L’envie d’acheter n’a pas disparu mais elle est devenue fortement contrainte d’un point de vue du budget des ménages. En France d’ailleurs, la part des particuliers sur le marché global plafonne à 47 % depuis 2022. Dans l’enquête menée en juin 2026, 24 % des Français déclarent envisager l’achat d’une voiture, neuve ou d’occasion, dans les douze mois. Cette proportion atteint 26 % dans les neuf pays européens étudiés. En France, 43 % supplémentaires projettent un achat à une échéance plus lointaine.

 

Le prix figure parmi les principaux critères de choix de 50 % des Français, selon le communiqué accompagnant l’étude. Surtout, 71 % déclarent avoir déjà renoncé à une marque pour des raisons de prix, contre 66 % en moyenne européenne. "Le prix peut être un critère éliminatoire au moment d’acheter une voiture", observe Flavien Neuvy, directeur de l’Observatoire Cetelem. La préférence initiale du client ne garantit donc pas la vente, même lorsqu’il arrive en concession avec une marque en tête.

 

L’électrique change les arbitrages

 

La pression financière s’exerce aussi après l’achat. Parmi les Français ayant au moins une voiture dans leur foyer, 52 % indiquent ajuster leur consommation face à la hausse des prix des carburants. Concrètement, les Français baissent le nombre de kilomètres parcourus, voire adaptent leur vitesse sur autoroute, pour moins consommer.

 

Pour Flavien Neuvy, cette contrainte contribue à faire évoluer l’électrification du marché. En France en 2025, la part des voitures électriques atteignait 20 % des ventes. À fin septembre 2026, cette proportion est passée à 31,4 % des immatriculations totales. "La crise des prix des carburants depuis la fermeture du détroit d’Ormuz a sans doute fait gagner deux ans dans la trajectoire de l’électrification", reconnaît Flavien Neuvy. Les prévisions initiales évoquaient plutôt une part de l’électrique à 35 % en 2028. Selon l’étude, 60 % des Français envisagent désormais l’achat d’une voiture électrique ou hybride.

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