Clap de fin pour le groupe GCK

Il n'y a pas eu de miracle. Un peu plus de trois mois après avoir été placé en redressement judiciaire, le groupe GCK va mettre la clé sous la porte. Le tribunal de commerce de Clermont-Ferrand (63) a prononcé, le 31 août 2026, la liquidation judiciaire de l'entreprise.
Une décision des autorités qui concerne à la fois GCK Mobility et GCK Performance. La première filiale exerçait dans l'installation de kits de rétrofit pour convertir les moteurs de véhicules lourds à l'électrique ou à l'hydrogène. La seconde s'était construit une réputation dans l'univers de la compétition automobile.
Plusieurs dizaines de personnes composaient les effectifs totaux du groupe qui remportait encore en 2025 des trophées pour ses innovations. Au moment de la rédaction de cet article, la direction du groupe GCK était injoignable pour expliquer la suite des événements.
Difficultés financières insurmontables
Entre 2022 et 2024, le groupe GCK avait fait état d’une perte cumulée de près de 22 millions d’euros, dont 16,5 millions d’euros rien qu’en 2024. Une situation délicate qui a conduit l'entreprise à se déclarer en cessation de paiements le 19 avril 2026, malgré le renflouement des caisses par des apports de capitaux de la part des actionnaires historiques.
La chute de GCK envoie un signal négatif de plus pour le secteur du rétrofit. Tour à tour, les sociétés d'ingénierie se retrouvent contraintes de jeter l'éponge. Pour certains observateurs, la question se pose alors de la viabilité d'une filière de la conversion en France et d'une industrie de la mobilité automobile à hydrogène.
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