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Essai Mazda CX-6e : l’offensive électrique venue de Chine

Publié le 4 septembre 2026

Par Robin Schmidt
4 min de lecture
Mazda fait son entrée sur le marché des grands SUV 100 % électriques avec le CX-6e. Produit avec le groupe chinois Changan, il conserve l’ADN de la marque japonaise, malgré une autonomie qui plafonne à 484 km. Non éligible à l’écoscore, le modèle mise néanmoins sur un prix d’appel attractif.
mazda cx-6e
Mazda complète sa gamme avec un deuxième modèle 100 % électrique, un D-SUV qui prend le nom de CX-6e. ©Mazda

Après le lancement de la berline 6e en 2025, Mazda poursuit son offensive avec un deuxième modèle 100 % électrique. Cette fois, il s’agit d’un grand SUV du segment D, qui prend le nom de CX-6e. En attendant l’arrivée d’une plateforme maison, la Skyactiv-EV, prévue pour 2027, le constructeur japonais a fait le choix de se tourner vers son partenaire chinois, Changan, comme pour sa berline.

 

Fabriqué en Chine, le Mazda CX-6e n’est donc logiquement pas éligible à l’écoscore. Cela n’empêche pas la filiale française d’afficher de belles ambitions commerciales, avec un objectif de 600 exemplaires écoulés d’ici fin 2026, dont 40 % auprès des entreprises.

 

 

Avec la berline 6e, dont 800 exemplaires sont attendus cette année, Mazda France espère ainsi mettre 1 400 véhicules électriques sur les routes françaises en 2026. De quoi porter son mix électrique à 20 %, contre seulement 5 % en 2025, et contribuer à réduire les émissions de CO₂ de la marque.

 

Un style fidèle à l’ADN Mazda

 

Avec ses 4,85 m de long, 1,93 m de large et 1,62 m de haut, le Mazda CX-6e affiche des dimensions généreuses, avec une silhouette particulièrement étirée et des porte-à-faux de près d’un mètre de long (empattement de 2,90 m). Le SUV mise beaucoup sur son style avec un dessin qui reprend le langage stylistique Kodo de Mazda, mais dans une interprétation plus moderne et spécifique à l’électrique.

 

 

La face avant abandonne notamment la traditionnelle calandre ouverte au profit d’un large bandeau lumineux qui relie les feux de jour particulièrement fins, pendant que les projecteurs sont, eux, logés dans le bouclier. La marque japonaise atteste qu’il s’agit de "la face avant la plus avancée de Mazda".

 

Les ingénieurs semblent également avoir soigné l’aérodynamisme du modèle, avec des conduits d’air placés au niveau du capot et des ailes arrière. La présentation extérieure reste finalement plutôt statutaire, avec des passages de roues marqués et une ligne de toit fuyante qui donne au SUV une allure plus dynamique.

 

Présentation intérieure soignée

 

À bord, le CX-6e mise sur la sobriété et une présentation soignée. L’ensemble est épuré et la qualité perçue apparaît cohérente avec le positionnement du modèle. La planche de bord est dominée par un immense écran de 26,45 pouces, qui s’étire de la console centrale jusqu’au niveau du passager avant. Une interface imposante, mais dont la prise en main n'est pas intuitive.

 

La marque conserve quelques commandes physiques, mais une grande partie des fonctions passe par l’interface numérique, à l’image de certains modèles chinois. Cependant, un affichage tête haute complète le dispositif et permet notamment de conserver les informations de navigation dans le champ de vision, puisque le modèle ne propose pas de second écran pour l’instrumentation numérique.

 

 

Le CX-6e marque surtout des points par son habitabilité. Les passagers arrière disposent de près d’un mètre d’espace aux jambes et d’une belle hauteur sous pavillon, renforcée par la présence d’un toit panoramique de série.

 

Le SUV électrique affiche néanmoins un volume de chargement de 468 l, bien inférieur à celui des références du segment. Mazda ajoute toutefois un frunk de 80 l, particulièrement utile pour loger les câbles de recharge.

 

Autonomie un peu juste

 

Sous le capot, le Mazda CX-6e fait dans la simplicité avec une seule motorisation à propulsion électrique de 258 ch et 290 Nm de couple. Le SUV est alimenté par une batterie LFP de 78 kWh, lui permettant d’afficher une autonomie allant jusqu’à 484 km en cycle mixte WLTP. C’est peu par rapport à certains concurrents…

 

Mais la recharge permet de compenser partiellement cette limite. Le CX-6e accepte en effet jusqu'à 200 kW en courant continu, avec un passage de 10 à 80 % annoncé en 24 minutes dans les conditions définies par Mazda, ce qui le place dans la moyenne haute du segment.

 

 

Enfin, sur la route, le CX-6e se distingue surtout par son confort, notamment grâce à une insonorisation particulièrement soignée, renforcée par la présence de double vitrage. Sur sa version haut de gamme, le SUV peut d’ailleurs être équipé d’un rétroviseur intérieur numérique et de rétrocaméras extérieures, dont les images s’affichent sur des écrans intégrés aux contre-portes.

 

La gamme du Mazda CX-6e est volontairement resserrée autour de deux finitions, Takumi et Takumi Plus, cette dernière réclamant 3 000 euros supplémentaires.

 

Non éligible à l’écoscore, le CX-6e compense avec un ticket d’entrée fixé à 46 800 euros. Un tarif plutôt attractif qui le positionne face à des modèles comme les Tesla Model Y, XPeng G6, BYD Seal U et Sealion 7 ou encore le Peugeot e-5008.

Les plus
Confort et habitabilité
Présentation intérieure soignée
Tarifs bien placés
Les moins
Autonomie trop juste pour le segment
Pas d'écoscore
Système d'infodivertissement difficile à prendre en main
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