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Distribution

Voitures électriques d'occasion : l'intérêt grimpe mais les ventes patinent

Publié le 8 octobre 2026

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Par Gredy Raffin
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4 min de lecture
Dans le baromètre du marché des voitures électriques d'occasion, édité par Mobilians, l'Avere et AAA Data, il est fait le constat d'un ralentissement de 15 % des ventes entre les deuxième et troisième trimestres 2026. Pourtant, l'explosion des consultations de petites annonces laissait présager du contraire. Quelques indicateurs ravivent néanmoins l'espoir.
Mobilians et l'Avere présentent leur baromètre du VEO réalisé avec les chiffres de AAA Data.
En dépit du fort engouement pour les voitures électriques d'occasion, le volume de ventes peine à franchir un palier en France. ©Image générée par IA

En pleine crise des prix des carburants, les distributeurs automobiles pouvaient s'attendre à mieux pour les voitures électriques revendues sur le marché des véhicules d'occasion. Mais d'après l'étude barométrique éditée par Mobilians, l'Avere et AAA Data, le nombre de transactions n'a atteint que 61 349 unités au cumul du troisième trimestre 2026, soit 15 % de moins qu'au trimestre précédent.

 

Pourtant, certaines statistiques semblaient favorables. La Centrale, plateforme de petites annonces automobiles, constatait au cours de l'été une hausse moyenne de 43 % des consultations d'offres de voitures électriques, suivie d'un pic (+150 %) à la rentrée de septembre. Un phénomène conforté, d'un côté, par l'étude de Kantar-La Centrale du mois de juin dernier établissant que près de 6 Français sur 10 envisagent de changer de motorisation, et, d'un autre, par Carvertical qui enregistre +50 % de requêtes d'historiques de VE.

 

Le canal des particuliers en retrait

 

Sur le terrain, cela n'a pas été si profitable. La croissance annuelle de 40 % au troisième trimestre ne saurait changer une réalité : les ventes de voitures électriques stagnent. Depuis mai 2026, il s'échange en moyenne 21 500 voitures électriques d'occasion par mois et sur le troisième trimestre isolé, ce volume est tombé à 20 450 unités.

 

Au cours de ce troisième trimestre, quelque 52 160 voitures électriques d'occasion ont été achetées par des particuliers. Un total en baisse de 18,5 % par rapport au précédent. Dans le détail, 13 609 voitures ont été acquises en leasing (-25 % par rapport au T2) et 38 549 autres en achat comptant, à crédit ou en LCD (-16 %). Le calme de la période a forcément joué.

 

L'émission du club trajectoire durable - Comment concilier électrification du marché automobile et souveraineté industrielle ?

 

Les flottes n'ont pas sauvé la situation avec 2 395 VEO acquis en leasing (-8 %) et 3 670 unités par les autres solutions de financement (-8 %). À l’inverse, les volumes des professionnels de l’automobile augmentent de 90 %, portés par une forte hausse du leasing (de 306 à 1 830 unités) notamment auprès des loueurs courte durée.

 

Une rotation qui prend de la vitesse

 

Il y a des éléments positifs. Malgré un gonflement de 5 % du stock des professionnels, à 61 569 unités, soit environ 9 % des réserves nationales toutes énergies confondues, la rotation s'améliore. Il a fallu en moyenne 134 jours pour revendre un VEO, contre 138 jours au trimestre précédent et 147 jours pour une thermique d'occasion.

 

En regardant de plus près, les auteurs du baromètre notent que les exemplaires âgés de 3-5 ans (soit 59 % des transactions BtoC sur le segment des électriques d'occasion, contre 57 % le trimestre précédent) tournent en moyenne en 118 jours. Une performance améliorée de dix jours tout de même par rapport au T2.

 

Les voitures de catégorie B (117 jours) et de catégorie D-SUV (83 jours) se situent sous la moyenne du marché des électriques d'occasion. Ce n'est pas le cas des modèles du segment A, dont la rotation a encore ralenti de trois jours pour grimper à 148 jours.

 

La concurrence des tarifs VN

 

De l'appétence, des consultations oui, mais finalement pas autant de conversions qu'espéré. La raison est aussi à chercher du côté des tarifs et de la concurrence des voitures neuves subventionnées. Entre janvier et septembre 2026, un VEO de moins de trois ans (13 000 km) s'affichait en moyenne à 33 672 euros. Un montant 12 % inférieur à celui d'une électrique neuve sans bonus (38 190 euros) et à peine 5 % en dessous de celui des VE profitant d'un coup de pouce CEE (35 543 euros).

 

 

Sur l’ensemble du marché, c’est l’occasion plus ancienne qui rend l’électrique accessible. Tous âges confondus, un VEO (23 384 euros) reste 34 % moins cher qu’un VE neuf aide déduite, un écart proche de celui des thermiques (38 %).

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