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Constructeurs

Usines automobiles : XPeng viendra-t-il à la rescousse de Volkswagen ?

Publié le 17 juillet 2026

Par Christophe Jaussaud
2 min de lecture
Alors que Volkswagen cherche des "solutions plus intelligentes" que la fermeture de certaines de ses usines en Allemagne, le chinois n'a pas fermé la porte à l'utilisation d'usines en sous-capacité dans le pays. XPeng souhaite ancrer sa présence en Europe. Les deux constructeurs coopèrent déjà en Chine et VW détient 4,99 % du capital de son partenaire.
XPeng Volkswagen Allemagne
XPeng fabrique une partie de ses modèles destinés à l'Europe dans l'usine autrichienne de Magna. ©Magna

Alors que XPeng fabrique déjà certains de ses modèles en Autriche, le patron du constructeur chinois a indiqué que produire dans des usines allemandes sous-utilisées était une éventualité.

 

"De nombreux pays pourraient potentiellement accueillir un grand nombre d'usines en Europe", a déclaré He Xiaopeng, à l'occasion d'un événement à Munich, ajoutant que "la plupart sont en Allemagne".

 

 

Le patron chinois viendra-t-il à la rescousse de Volkswagen qui cherche "des solutions plus intelligentes" pour éviter de fermer quatre usines dans le pays ?

 

"Nous sommes prêts à travailler avec de nombreux partenaires, y compris Volkswagen", a-t-il déclaré. Il faut rappeler que Volkswagen détient 4,99 % du capital de XPeng et que les deux groupes coopèrent déjà en Chine pour développer des modèles destinés au marché chinois.

 

He Xiaopeng a toutefois souligné que les discussions autour d'éventuels nouveaux partenariats industriels en Europe n'en étaient qu'à un stade préliminaire.

 

 

Mais le dirigeant a indiqué que le groupe souhaitait désormais "investir en Europe", en plus de son partenariat existant avec Magna Steyr.

 

À terme, XPeng espère disposer de "plusieurs usines" en Europe, ainsi que de centres de recherche et développement consacrés aussi bien à l'automobile qu'à la robotique, a-t-il ajouté.

 

Un choc chinois 2.0

 

Une production européenne permettrait aux constructeurs chinois de contourner les droits de douane imposés par l'Union européenne sur les voitures électriques fabriquées en Chine.

 

Une telle stratégie pourrait également contribuer à rassurer les responsables politiques européens, de plus en plus préoccupés par un possible "choc chinois 2.0", expression utilisée pour décrire la montée en puissance des industriels chinois dans les secteurs de haute technologie, qui menace de nombreuses industries traditionnelles en Europe.

 

 

Des marques comme BYD, Geely et Chery ont représenté près de 11 % du marché automobile européen en mai 2026, selon le cabinet d'intelligence automobile Dataforce, contre un peu moins de 3 % il y a quelques années.

 

Parmi les constructeurs chinois, XPeng a, de son côté, presque doublé ses livraisons en Europe au premier semestre 2026, à 31 000 véhicules, tandis que ses ventes en Allemagne ont presque triplé. (avec AFP)

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