Petites annonces : comme un grand gel en Europe

Le passage à l'exercice 2026 n'a pas apporté de grands changements dans la typologie de l'offre de véhicules d'occasion. D'après la compilation des données réalisées par Le Parking pour Le Journal de l'Automobile, l'étude mensuelle montre que les indicateurs ont pour ainsi dire été gelés à travers les grands pays d'Europe.
Au cumul de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, de l'Espagne et de la Belgique, les plateformes de diffusion des annonces comptabilisent un peu moins de 3 944 500 offres, à mi-janvier, soit tout juste 0,6 % de plus qu'en décembre. Cela comprend 3,711 millions de voitures d'occasion (+0,6 %) et 233 000 véhicules utilitaires (+0,8 %).
La France (+1,6 %, à 1,042 million d'annonces) et l'Espagne (+2,6 %, à près de 538 700 annonces) ont vu le nombre de propositions prendre de l'ampleur. Mais le recul de 0,8 % en Allemagne (1,502 million d'annonces) a suffi à freiner l'élan.
Une rotation qui ne progresse pas
Un immobilisme qui se lit dans les statistiques de rotation. D'un mois à l'autre, les annonces publiées en ligne dans tous les pays du panel, ainsi qu'aux Pays-Bas et au Portugal, ont gardé une durée de vie similaire. La moyenne est passée de 48 à 49 jours.
Locomotives du marché continental, l'Allemagne et la France ne peuvent que constater un allongement d'une journée, à respectivement 38 et 44 jours de moyenne. Le marché germanique restant cependant le plus efficace dans l'exercice à la faveur d'une dégradation en Belgique, où la rotation est passée de 39 à 43 jours d'un mois à l'autre.
Les points de vente révisent les prix
Face à ce constat, la stratégie ne semble pas de casser les prix pour attirer le chaland. Un véhicule d'occasion, VP et VUL confondus, s'affiche à 20 436 euros de moyenne dans ces sept pays et à 20 603 euros dans les cinq premiers mentionnés. En comparaison avec le mois précédent, cela correspond respectivement à un maintien du prix et à un ajustement de -0,1 %.
Les professionnels sont ceux qui consentent à faire le plus d'efforts. Ils ont révisé de 0,4 % à la baisse leur tarif moyen, à 27 567 euros. Il s'agit de la moyenne la plus basse depuis juillet 2025. Les revendeurs particuliers tirent vers le haut, à 14 229 euros (+0,3 %), après deux mois de recul successifs.
Les données partagées par Le Parking informent plus précisément des prix par énergie en France. Il apparaît que les moteurs thermiques font l'objet d'une seconde vague de hausse tarifaire. Il faut compter 23 211 euros pour un diesel (+0,5 %) et 16 529 euros pour les voitures essence (+0,7 %).
A contrario, les modèles électrifiés deviennent toujours plus abordables. Les hybrides descendent de 0,4 %, à 35 360 euros, tandis que les voitures électriques sont à 28 379 euros de moyenne (-0,3 %).
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