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Fraude kilométrique : les garages à la rescousse

Publié le 5 mai 2026

Par Mohamed Aredjal
2 min de lecture
La fraude au compteur kilométrique continue de fragiliser la confiance sur le marché de l’occasion. Pour y remédier, le Parlement européen propose d’impliquer les ateliers qui pourraient enregistrer les relevés à chaque intervention significative.
Les ateliers pourraient bientôt jouer un rôle central dans la traçabilité du kilométrage des véhicules. ©AdobeStock
Les ateliers pourraient bientôt jouer un rôle central dans la traçabilité du kilométrage des véhicules. ©AdobeStock

Malgré les outils de vérification et la vigilance accrue des acheteurs, la manipulation kilométrique reste un fléau sur le marché automobile. C'est précisément ce manque de traçabilité que la révision des règles européennes du contrôle technique cherche à combler.

 

Le 5 mai 2026, la commission des transports et du tourisme du Parlement européen a adopté son projet de position sur la révision du règlement relatif au contrôle technique périodique.

 

Parmi les mesures proposées, l'une concerne l'obligation d'enregistrer le relevé du compteur kilométrique des voitures et des utilitaires à chaque intervention.

 

Les garages au cœur du dispositif

 

L'idée est simple : chaque passage en atelier devient un point de contrôle kilométrique supplémentaire. En multipliant les relevés tout au long de la vie du véhicule, la falsification de son compteur deviendrait beaucoup plus difficile à dissimuler.

 

Précisons toutefois que l'enregistrement du kilométrage ne serait requis que pour les interventions dépassant une heure de travail. Les réparations courtes (changement de plaquettes, remplacement d'un filtre, etc.) n'entreraient donc pas dans le champ d'application.

 

Pour les véhicules connectés, le texte prévoit de solliciter les constructeurs. Ceux-ci devront enregistrer les données kilométriques dans une base de données nationale.

 

Un texte encore en navette

 

Le projet de position du Parlement doit encore recevoir l'aval de l'ensemble de l'hémicycle en séance plénière, prévue à la mi-mai. Si ce feu vert est accordé, des négociations s'engageront avec les États membres dans le cadre d'un trilogue, avant qu'une version définitive du règlement ne soit arrêtée.

 

 

La mise en application effective des nouvelles obligations reste donc soumise à l'issue de ce processus législatif, dont le calendrier précis n'est pas encore fixé.

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