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Industrie

La Fonderie de Bretagne à nouveau en quête d'un repreneur

Publié le 20 juillet 2026

Par Christophe Jaussaud
3 min de lecture
Le tribunal de Lorient (56) a placé la Fonderie de Bretagne en redressement judiciaire et fixé au 11 septembre 2026 la date butoir pour trouver un repreneur. Par ailleurs, faute de trésorerie suffisante pour continuer son activité, l'entreprise a bénéficié de 4,5 millions d'euros issus de la fiducie constituée par Renault, ancien propriétaire du site.
La Fonderie de Bretagne
La Fonderie de Bretagne a jusqu'au 11 septembre 2026 pour trouver un repreneur. ©Fonderie de Bretagne

En cessation de paiement depuis le 30 juin 2026, la Fonderie de Bretagne a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Lorient (56).

 

L'entreprise a jusqu'au 11 septembre prochain pour trouver un repreneur. Les éventuels intéressés ont jusqu'à cette date pour se faire connaître, le juge-commissaire ayant indiqué que "seule une offre de reprise sérieuse serait acceptée, c'est-à-dire un industriel et non un financier", selon la CGT.

 

 

À ce stade, aucun candidat sérieux ne s'est manifesté, a indiqué à l'AFP Éric Blanchier, salarié et élu CGT, à l'issue d'une audience à huis clos.

 

Besoin de trois millions d'euros rapidement

 

L'entreprise basée à Caudan (56), qui emploie quelque 245 salariés, devait par ailleurs trouver au moins trois millions d'euros avant vendredi 17 juillet 2026 pour assurer sa trésorerie et poursuivre son activité, sous peine d'être liquidée.

 

Un accord a permis de débloquer 4,5 millions d'euros issus de la fiducie constituée par Renault, ancien propriétaire du site. Cette somme doit permettre à l'entreprise de poursuivre son activité jusqu'au 15 octobre, date à laquelle le tribunal réexaminera sa situation.

 

"Grâce à l'implication constante de l'État et à l'action déterminée des services de Bercy, une solution a pu être trouvée pour assurer le financement nécessaire à la poursuite du redressement judiciaire de la Fonderie de Bretagne", s'est félicité le ministre délégué à l'Industrie, Sébastien Martin.

 

"Les conditions fixées par le tribunal étant désormais réunies, la recherche d'une solution pérenne pour préserver cette usine bretonne va pouvoir se poursuivre", a-t-il poursuivi dans un communiqué.

 

"J'ai beaucoup de mal à croire qu'un repreneur puisse émerger aujourd'hui alors qu'il n'y en avait déjà pas il y a un an, à l'exception d'Europlasma", a déclaré Damien Girard, député écologiste du Morbihan. Europlasma avait repris FDB en 2025, alors en redressement judiciaire, au fonds allemand Callista Private.

 

Dans un communiqué, l'élu a appelé à "un véritable plan de sauvegarde", réclamant une "nationalisation temporaire" de l'entreprise.

 

Une diversification vers la défense ?

 

Repreneur en série de sites industriels en difficulté, Europlasma avait repris en avril 2025 la Fonderie de Bretagne, héritière des Forges d'Hennebont et longtemps prestataire de Renault.

 

La production, interrompue près de six mois après un grave incendie qui a endommagé l'un des fours en janvier, n'a repris que début juillet, avec deux fours en activité sur quatre.

 

Europlasma s'est engagé lors du rachat à investir sur le site de Caudan 15 millions d'euros sur trois ans, affirmant vouloir diversifier la production, notamment avec la production de corps creux pour la fabrication d'obus de mortier. (avec AFP)

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