Le sauvetage d'Oxylio compromis par son placement en liquidation judiciaire

Mauvaise nouvelle pour le personnel d'Oxylio. Le tribunal de commerce de Montpellier (34) a prononcé, le 4 octobre 2026, la liquidation judiciaire de l'enseigne de revente de voitures d'occasion. Selon nos informations, Cyril Singer, président d'Oxylio, va faire appel dans le but d'obtenir un nouveau sursis pour avoir le temps de déployer un plan.
Une procédure de redressement judiciaire avait été ouverte il y a tout juste un an, fin septembre 2025. La décision du tribunal vient doucher les espoirs d'Oxylio, alors qu'un scénario plus enthousiasmant s'écrivait. En janvier dernier, la franchise Weecars avait déposé une offre de reprise pour les trois entités du groupe héraultais, à savoir la revente de VO, le centre de reconditionnement et la société d'édition de logiciels de gestion.
Une complexité administrative
Depuis des mois, l'affaire traînait. "Le dossier s'est avéré plus complexe que prévu sur le volet administratif", a confié une source proche du dossier contactée par Le Journal de l'Automobile. Pour résumer, la société qui exploite le centre de reconditionnement et celle qui édite des logiciels bénéficient d'une convention d'occupation des murs, signée avec l'actionnariat du groupe Oxylio, propriétaire du foncier.
"C'est une forme de sous-location. Il faut d'abord casser ce lien, sous peine de perdre l'accès au bâtiment en cas de liquidation et donc de disparition du bailleur", explique encore notre source. Mener une telle opération de "déconnexion" pourrait se chiffrer à plusieurs centaines de milliers d'euros. Ce que les banques ne veulent pas forcément financer pour d'éventuels repreneurs. Le tribunal de commerce de Montpellier a donc tranché et la perspective d'un sauvetage s'éloigne.
À ce jour, le groupe fondé en 2004 fait face à une dette dépassant les 20 millions d'euros. Il faut garder en mémoire, par ailleurs, qu'Oxylio réclame à Stellantis des dédommagements pour avoir coupé subitement ses approvisionnements en voitures d'occasion, en 2022, au plus fort de la crise des composants qui paralysait l'industrie automobile. Un revirement du constructeur dont ne s'est jamais relevée l'enseigne qui dépendait beaucoup des gammes Peugeot, Citroën, Opel et Fiat dans son réseau.
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