Europe : le prix des voitures d'occasion baisse avec la multiplication des offres

Jamais depuis juillet 2025 il n'y avait eu autant d'annonces visibles simultanément sur les sites des infomédiaires en Europe. Selon les données publiées par Leparking pour son étude mensuelle du marché des véhicules d'occasion, quelque 3,963 millions d'offres garnissaient les plateformes de diffusion françaises, allemandes, italiennes, espagnoles et belges, à la mi-avril 2025.
En comparaison avec le mois précédent, l'offre a donc gonflé de 2,4 %. La conséquence des effets conjugués de poussées sur le segment des voitures d'occasion (+2,5 %, à bien plus de 3,733 millions d'unités) et celui des véhicules utilitaires (+1,5 %, à 229 522 annonces). L'Allemagne qui enregistre une hausse de 4 % (à 1,509 million d'annonces de VO et VUO) et la Belgique dont le total a grimpé de 3,9 % (à 181 229 unités) ont nettement contribué à ce mouvement.
En France, le nombre d'annonces a pris 1,3 % sur un mois, à 1,007 million d'unités. Ce qui reste 10,9 % sous le niveau de l'an passé, à la même époque. Rien de bien surprenant puisque, d'une manière générale, les cinq pays de l'étude cumulent 3,3 % d'annonces de véhicules d'occasion en moins par rapport à avril 2025.
La flambée du carburant provoque la fonte des annonces VE
Un regain d'annonces qui concerne toutes les énergies hormis les voitures électriques. Prisées par les consommateurs depuis le début du conflit au Moyen-Orient, cette typologie de produits a réduit de 6,8 %, 193 000 annonces. La France (-7 %, à 51 700 unités), l'Allemagne (-10,5 %, à moins de 91 500 unités) reflètent parfaitement cette tendance.
Inversement, les voitures diesel d'occasion, estimées à 1,457 million d'offres (+4 %), sont revenues à leur point le plus haut depuis juillet 2025. La France n'est pas très loin de cette moyenne de marché (+3,8 %, à 376 500 annonces), mais l'Allemagne impulse une croissance de 7 %, à 470 615 annonces.
La France championne de la déflation
Plus de voitures et des prix en baisse. La tendance observée en mars dernier se confirme donc en avril. En moyenne, dans les cinq pays passés au crible, les véhicules d'occasion s'affichent à 20 272 euros, tous canaux confondus (BtoC et CtoC), soit 0,7 % de moins que l'année passée. Le marché européen se rapproche ainsi davantage encore du niveau de juin 2022 (19 958 euros).
Leparking donne une visibilité à plus grande échelle, en ajoutant les Pays-Bas et le Portugal au panel. En considérant ainsi les sept pays, le prix moyen descend de 0,7 % pour s'établir à 20 102 euros (-0,7 %). Depuis que le baromètre s'est ouvert à ce périmètre géographique, en juillet 2024, le prix moyen n'avait pas plongé si bas.
À noter que la France est au premier rang des pays les plus exposés à la déflation. Sur le marché tricolore, les prix s'établissent à 17 724 euros en moyenne, en recul de 1,5 %. Outre le fait de baisser deux fois plus que la normale, les tarifs hexagonaux sont de loin les plus faibles de la zone étudiée.
Une durée de vie des annonces au plus bas en Allemagne
Dans tout cela, les annonces ont une durée de vie plus courte. Entre les sorties de ventes réalisées et les rééditions, les offres restent en ligne 46 jours (Europe des 5 pays) et 47 jours (Europe des 7 pays). Dans le premier cas, le nombre s'avère stable. Dans le second, il gagne une journée. D'ailleurs, ce dernier panel réalise sa meilleure performance depuis juin 2025.
Il s'avère en effet que la situation s'est améliorée sur tous les marchés. La France (passée de 41 jours à 42 jours de rotation moyenne des annonces) et l'Italie (passée de 51 à 52 jours) faisant office d'exception. Alors que l'Allemagne a gagné deux jours pour revenir à 36 jours de moyenne. Il s'agit du délai le plus court enregistré depuis le début du baromètre, en mars 2021.
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