Agents, marchands, franchisés… Zoomcar finalise son plan de bataille pour 2027

Zoomcar va diversifier son portefeuille de solutions et les distributeurs de voitures d'occasion les plus modestes en seront les premiers bénéficiaires. "Nous allons préparer une offre à destination des structures plus petites", a révélé le directeur général de la plateforme, Didier-Louis Mahé, dans un entretien accordé au Journal de l'Automobile.
Sans entrer dans les détails qui "demeurent toujours confidentiels", il s'agira de répondre aux attentes des marchands, des agents de marques, des garagistes ou encore des franchisés d'enseignes d'intermédiation. Zoomcar devrait sortir cette solution en 2027, selon le calendrier arrêté.
"Il nous appartient de mettre en œuvre les moyens d'atteindre les plus modestes. Ils ont des voitures d'occasion à revendre et nous devons les accompagner avec des réponses adaptées à leurs conditions", explique en substance Didier-Louis Mahé.
Réagir à la conjoncturelle contraction de l'offre VO
Ce qui ne sonne pas la fin de l'étroite collaboration avec les grands groupes de distribution. Zoomcar concentre toujours une large partie de ses efforts sur les concessionnaires. Faut-il rappeler que quelques membres du Top 100 sont fédérés comme actionnaires majoritaires de l'infomédiaire breton. Néanmoins, il y a une réalité avec laquelle la plateforme doit composer, celle du repli du marché des voitures d'occasion.
Bien que la situation soit décrite comme "ni bien ni mal" par le directeur général, il y a des répercussions des problématiques des concessionnaires. "La baisse de leur stock impacte le volume d'offres. Or, au cours des derniers mois, nous avons délivré plus de leads que l'an passé. Ce qui est appréciable dans le contexte, mais qui déséquilibre la balance", analyse-t-il.
Ces statistiques informatiques révèlent un décalage entre la demande et l'offre. Les clients viendraient avec l'intention de trouver des voitures d'occasion à moins de 15 000 euros, "soit des produits âgés de 8 ans et affichant 100 000 km au compteur pour le dire simplement". Or, les concessionnaires ne référencent que peu d'exemplaires dans cette catégorie, constate Didier-Louis Mahé. "Les professionnels doivent s'adapter et reconsidérer leurs limites. En cela, je pense, par exemple, que les usines de reconditionnement n'ont pas servi l'ensemble du marché adressable", constate-t-il.
La Macif Auto "n'est pas une attaque directe"
Didier-Louis Mahé n'a pas manqué non plus l'actualité de Cosmobilis et La Macif qui créent conjointement une plateforme de revente de véhicules, dont une majorité de voitures d'occasion. Un environnement qui, selon nos informations, sera enrichi prochainement par des actionnaires de Zoomcar. Une forme de désaveu pour l'infomédiaire ? "Ce n'est pas une attaque directe. Il faudra mesurer le réel impact, rétorque le directeur général. Il s'agit moins désormais pour les concessionnaires d'essayer d'avoir la bonne idée que de s'inventer un schéma industriel capable d'attirer les non-clients avec les bons VO".
Entre les lignes, d'aucuns comprendront que pour Zoomcar s'ouvrir aux "plus petites structures" permettra de s'étendre au cœur du marché, dans une France où le pouvoir d'achat se veut de plus en plus contraint. Rappelons que le seul segment en croissance à fin septembre est celui des VO de plus de 16 ans, à 1,237 million d'achats de voitures par des particuliers, et que le BtoC y décline de 9,1 % (204 575 unités), tandis que le CtoC s'envole à 1,032 million (+6,4 %).
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