Le vrai visage des stocks VO : léger effritement en mai 2026

Le rythme de travail atypique du mois de mai a pesé sur les statistiques de stock des revendeurs de voitures d'occasion. Dans le bilan mensuel établi par AAA Data, il apparaît que le nombre d'entrées a chuté de 18,9 % par rapport à avril dernier, à tout juste plus de 169 000 unités. Il s'agit du total le plus faible d'entrées sur parc enregistré au cours des six derniers mois.
La contribution des particuliers est restée forte cependant, puisque 77,8 % des entrées provenaient de reprises, soit 131 510 voitures. C'est à peine un point sous le niveau d'avril qui fait office de référence. Annoncée à 9 005 unités, la volumétrie des VO issus de contrats longue durée a été réduite de 22,2 %, entre avril et mai 2026.
Analysé au travers du prisme du financement, l'approvisionnement des distributeurs de voitures d'occasion n'a pas évolué significativement. La part de leasing dans le mix est passée de 31,1 % à 31,5 % en opposition aux VO ayant été précédemment achetés. Au cumul, en mai, 53 222 voitures sont rentrées à l'échéance de leur contrat.
Près d'un quart des ventes de VO avait 8-15 ans
Compte tenu des deux jours ouvrables en moins au cours de la période étudiée, la performance commerciale a forcément été moindre. D'un mois à l'autre, les sorties de stock ont dégringolé de 14,4 %, à 147 276 unités. AAA Data a alors estimé le délai de revente médian à 85 jours. La société d'analyse de marché automobile a également avancé que la valeur résiduelle médiane s'est établie à 64 % du prix du neuf.
Il s'est écoulé avant tout des voitures d'occasion à moteur essence, même si le total a fondu de 14,7 %, à 53 735 unités. Les distributeurs ont aussi sorti 49 000 voitures diesel, 10 % de moins que le mois précédent, signant leur plus faible total depuis les six derniers mois. Si les reventes de voitures électriques d'occasion ont ralenti de 19,3 % sur un mois, les enseignes ont tout de même comptabilisé 12 445 unités, autrement dit la deuxième meilleure performance de leur histoire.
Dans ce contexte, près d'un quart des voitures d'occasion (23,8 %) sorti des stocks avait entre 8-15 ans (35 000 unités). Il s'en est écoulé un peu plus que des exemplaires âgés de 2-4 ans (32 483 unités, soit 22,1 % de pénétration). Les décrochages les plus marqués ont été signalés sur les segments des moins de six mois (-30,3 %, à 389 unités) et des 6-12 mois (-38,5 %, à 3 367 unités).
Le stock le plus faible des six derniers mois
Au terme du mois de mai, les distributeurs détenaient 1 104 678 voitures d'occasion sur leur parc, selon AAA Data qui se fonde sur les déclarations d'achat. Le total s'est effrité de 0,7 % et arrive au plus bas niveau des six derniers mois.
À 26,6 %, le stock se composait alors de voitures de segment B (294 229 unités). Il y avait aussi 15,9 % de C-SUV (175 831 unités) et 15,2 % de modèles du segment C (167 466 unités). Les véhicules de segment A continuent de se raréfier parmi les offres : leur nombre a baissé de 2,1 %, pour passer sous les 54 700 unités à fin mai 2026.
Du point de vue du mix énergétique, le diesel est resté stable en volume, à 450 701 unités, soit 40,8 % de pénétration. Les motorisations essence pèsent quant à elles 36,4 %, à 402 400 unités (-0,7 % de volume sur un mois). La seule hausse constatée concerne les MHEV (+1,3 % en volume, à plus de 76 000 unités). À l'inverse, les voitures électriques ont fondu de 6,3 %, à 48 120 unités, soit tout juste 4,4 % de l'offre disponible. Soit 0,3 point en deçà de la moyenne observée lors des six mois passés.
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