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L'Union française de l'électricité milite pour les aides aux électriques d'occasion

Publié le 21 juillet 2026

Par Gredy Raffin
3 min de lecture
Alors qu'une consultation publique vient d'être lancée pour étudier la crédibilité d'une extension du dispositif des certificats d'économies d'énergie aux voitures électriques d'occasion, l’Union française de l’électricité (UFE) s'est prononcée en faveur du projet. L'association émet par ailleurs d'autres suggestions.
ufe aide voiture électrique d'occasion
L'Union française de l'électricité (UFE) rejoint le gouvernement dans son projet d'aider les voitures électriques d'occasion. ©JA

Les professionnels du secteur de l'électricité veulent aider les Français à acquérir un véhicule électrique d'occasion. Sous la bannière de l’Union française de l’électricité (UFE), les acteurs poussent pour l'adoption de mesures destinées à stimuler le marché de la seconde main.

 

Parmi les idées prioritaires, l'UFE milite en faveur de l'extension du dispositif des certificats d'économies d'énergie. Une fiche qui pourrait être bonifiée en cas de restitution d'un véhicule thermique. Un moyen en quelque sorte de réinventer la prime à la conversion.

 

L'organisation professionnelle appelle à compléter cette première mesure par une obligation d'édition d'un rapport d'état de santé de la batterie. Une information à communiquer de manière transparente sur les parcs des distributeurs de véhicules d'occasion.

 

Autre idée phare mise sur la table par l'UFE : créer un parc social constitué des véhicules en fin de leasing social. L'association souhaite en effet que les voitures électriques restituées soient reconditionnées puis remises à disposition au travers de structures publiques, de collectivités territoriales, d'opérateurs de mobilité solidaire, de régies de transport ou encore de plateformes de mobilité partagée.

 

100 000 VEO en 2027 ?

 

Pour étayer ses convictions, le lobby de l’électricité affirme que la généralisation de l’électrification du parc automobile passe par le développement d’une offre de voitures électriques d’occasion à des prix accessibles au plus grand nombre. "La création d’une fiche, ou à défaut d’un segment spécifique à l’occasion dans les fiches existantes, devrait permettre de couvrir une partie du surcoût des véhicules électriques d’occasion, avec une aide à l’achat de l’ordre de 1 000 à 2 000 euros", est-il avancé par l'UFE.

 

Afin de limiter le risque de double valorisation au titre des CEE, le dispositif serait réservé aux véhicules électriques à batterie (BEV) immatriculés avant décembre 2024 et renforcé par un mécanisme de traçabilité fondé sur le numéro d’identification du véhicule (VIN). L'UFE avance que la mesure pourrait concerner 100 000 VEO en 2027 avec une enveloppe CEE de 200 millions d'euros pour une prime de 2 000 euros par véhicule (23,5 TWhc, avec une valorisation de 8,5 euros/MWhc).

 

 

Outre cette action, l'UFE exhorte les régions à supprimer les frais d'immatriculation pour les voitures électriques d'occasion. Depuis mai 2025, la loi de finances laisse aux conseils régionaux la possibilité d’exonérer les acquéreurs des taxes régionales. Ce qu'elles sont encore maintenant très rares à faire. Pour mémoire, le cumul de la fiscalité et des frais peut atteindre 500 euros selon le modèle et la région d’immatriculation.

 

Le gouvernement avance dans cette direction

 

Cette prise de position de l'UFE intervient dans un contexte bien spécifique. Le 15 juillet dernier, le gouvernement a lancé une nouvelle consultation publique en application de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement. Le projet d’arrêté concerne justement la possibilité d'appliquer le dispositif des certificats d’économies d’énergie aux voitures électriques d'occasion. Les propositions pourront parvenir jusqu'au 8 août 2026.

 

 

Selon les premières esquisses du projet d'arrêté, les aides se limiteraient aux véhicules de moins de 1,8 tonne, dont la première immatriculation est datée entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023, dont le niveau d’état de santé de la batterie dépasse 80 % et dont le prix ne dépasserait pas 25 000 euros TTC. Le montant de la prime sera alors au maximum de 2 000 euros ou de 100 euros sur les mensualités d'une LLD.

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