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Essai Mercedes CLA 200 : taillée pour les flottes

Publié le 20 juillet 2026

Par Christophe Bourgeois
4 min de lecture
Après le lancement de la version électrique de la CLA, lauréate de l’édition 2026 du prix de la Voiture de l’Année, Mercedes-Benz s’attaque au cœur du marché des entreprises avec une version hybride 48 V, 100 % inédite. De quoi remplacer le diesel ?
Mercedes-Benz CLA
La version hybride de la Mercedes-Benz CLA affiche des consommations dignes des meilleurs diesel. ©Mercedes-Benz

Mercedes-Benz avait voulu marquer le coup. Pour le lancement de sa nouvelle CLA, il avait dévoilé en premier lieu la version électrique. Plateforme dédiée, architecture 800 V, recharge rapide jusqu'à 320 kW, plus de 700 km d'autonomie, le constructeur a en effet mis les moyens pour cette troisième génération, qui a pour vocation d'être la porte d'entrée à l'univers de la marque.

 

 

Néanmoins, malgré toutes les qualités de cette version à batterie, s'appuyer uniquement sur l'électrique n'est clairement plus dans la stratégie du constructeur. C'est pourquoi Mercedes-Benz a révélé à la fin de l'année dernière, pour un lancement au printemps, une version thermique bien secondée par l'hybridation, qui vient enrichir l'offre de celle qui a été élue voiture de l'année 2026.

 

Cette motorisation associe un tout nouveau quatre-cylindres 1.5 turbo essence à cycle Miller, optimisé pour réduire la consommation, à une batterie de 1,3 kWh, une capacité supérieure à la moyenne dans cette catégorie, et à un moteur électrique de 30 ch, logé directement dans la boîte automatique à huit rapports.

 

Dans la version 200, celle de notre essai, l’ensemble donne une puissance de 163 ch et un couple de 250 Nm, tandis que la vitesse limite, calibrée pour les autoroutes allemandes, est donnée à 232 km/h.

 

Une hybridation pas sans à-coups

 

Voici pour les présentations. Dans les faits, ce nouvel ensemble, qui s'apparente plus à une version augmentée de la microhybridation qu'à de l'hybride non rechargeable, se montre doux et réactif. Mais sa mise au point mérite encore quelques (légers) ajustements.

 

Le frein moteur varie sensiblement selon les conditions de circulation, notamment en ville, tandis que la pédale de frein change de consistance en fonction des phases de roue libre ou de récupération d'énergie, ce qui complique le dosage à basse vitesse. On reprochera aussi un son un peu nasillard du moteur lorsque le conducteur le réveille en phase d’accélération, notamment en sortie de péage.

 

 

Néanmoins, cette CLA reste très fréquentable. D’autant plus qu’elle évolue bien plus souvent en mode électrique qu'on ne pourrait l'imaginer pour une 48 V.

 

À faible charge, lors des manœuvres, des démarrages en douceur, des décélérations ou des phases de roue libre, le quatre-cylindres s'efface complètement au profit du moteur électrique. C'est loin d'être le cas chez la concurrence, notamment avec la technologie proposée par Stellantis.

 

Des consommations à faire pâlir d'envie le diesel

 

Très basse (attention aux ralentisseurs en jantes de 19’’), bénéficiant d’un aérodynamisme travaillé (Cx : 0,21), assez légère (1 705 kg), la CLA se montre donc d’une grande sobriété, y compris sur autoroute, probablement son terrain de prédilection, grâce à une très bonne insonorisation. Il est ainsi très facile de rester sous la barre des 6 l/100 km, des performances proches des moteurs diesel de la marque.

 

Ces mêmes qualités permettent au CLA d’enrouler les virages avec franchise et conviction, des caractéristiques que l’on a un peu oubliées sur les voitures électriques, bien souvent handicapées par le surpoids des batteries.

 

Tout en étant dynamique, son comportement se montre très rassurant, la direction, bien qu’un brin artificielle, s’avère précise, tandis que le réglage des suspensions offre un très bel équilibre entre confort et dynamisme.

 

Trois motorisations et un coût carburant contenu

 

Disponible en trois puissances (CLA 180 : 136 ch, CLA 200 : 163 ch et CLA 220 : 190 ch), les deux dernières pouvant recevoir une transmission intégrale 4Matic, la gamme du CLA hybride commence à partir de 48 350 euros (50 250 euros pour la version 200 de notre essai) pour atteindre 63 800 euros dans la finition la plus haut de gamme. Chose surprenante, la version thermique est 300 euros plus élevée que l'électrique.

 

Comme d’habitude chez Mercedes, la facture s’envolera très vite avec une multitude d’options. Mais avec des émissions de CO2 de seulement 111 g/km et un malus au poids contenu, cette berline séduira ceux qui ne peuvent (ou ne veulent) pas passer à l’électrique tout en maîtrisant leur coût carburant.

Les plus
Grande sobriété
Comportement routier
Électrification efficace
Les moins
Politique tarifaire
Freinage discutable
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