Le marché des utilitaires d'occasion résiste malgré un premier semestre 2026 en repli

Le marché français des véhicules utilitaires d'occasion a perdu de la vitesse au premier semestre 2026. Selon les données publiées par AAA Data, le rythme de transactions a baissé de 1,2 % en comparaison avec l'an passé, s'établissant à 441 840 unités.
Il ne faut pas s'alarmer pour autant car dans les faits, le bilan du premier semestre 2026 se classe tout de même parmi les meilleurs enregistrés depuis 2019. Après les années 2021 et 2025, ce n'est effectivement que la troisième fois que le nombre de transactions de véhicules utilitaires dépasse la barre des 440 000 échanges d'occasions.
Il aurait été difficile pour ce segment de produits de terminer dans le vert quand la marque phare, Renault, perd 1,6 % sur un an, à 129 830 unités. Et les déboires de Fiat (-3,8 %, sous les 33 600 unités) ou encore de Mercedes (-3,6 %, à 23 985 unités) ne pouvaient rien arranger.
Ls autres composantes du groupe Stellantis ont tiré leur épingle du jeu, faisant l'objet d'un peu plus d'échanges. Au premier semestre, Peugeot s'est stabilisé à 76 110 unités (+0,1 %), tandis que Citroën a dépassé 73 160 unités (+0,3 %) et qu'Opel a bouclé à 9 373 unités (+1,1 %) prenant alors l'ascendant sur Nissan (-2,3 %, à 9 351 unités).
Des signes de confiance dans l'avenir
Les statistiques du mois de juin donnent confiance dans l'avenir proche. Le marché des véhicules utilitaires d'occasion a bouclé en croissance de 0,5 %, à plus de 72 100 transactions.
Les trois marques tricolores que sont Renault (+1,1 %, à 20 736 unités), Peugeot (+2,3 %, à 12 300 unités) et Citroën (+0,8 %, à 11 767 unités) ont fait mieux que la moyenne. En revanche, la situation de Fiat s'est dégradée avec un recul annuel de 5,8 %, à 5 800 unités.
Enfin, notons que sur douze mois glissants (période juillet 2025-juin 2026), le secteur des VU d'occasion culmine à 881 500 transactions, soit 1,9 % de progression. Là encore, Fiat est la seule marque majeure à perdre du volume (-2,8 %, à 67 570 unités), tandis que Ford (+3,9 %, à 63 300 unités) et Opel (+7,4 %, à 18 930 unités) font une percée spectaculaire.
En ce qui concerne les marques domestiques, elles affichent de bons résultats. Cependant, à l'inverse de Peugeot (+2,7 %, à 150 715 unités) et Citroën (+3,1 %, à près de 185 000 unités), Renault cède des parts de marché (+1,3 %, à 257 070 unités).
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