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Constructeurs

Tesla et sa conduite automatisée se heurtent toujours au mur français

Publié le 24 juillet 2026

Par Gredy Raffin
2 min de lecture
Le ministre français des Transports a une nouvelle fois enterré les espoirs de Tesla de déployer sa technologie d'automatisation de la conduite dans le pays. Philippe Tabarot évoque des inquiétudes sur le niveau de sécurité.
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Philippe Tabarot, le ministre des Transports, retarde l'arrivée de l'option FSD Supervisé dans le catalogue de Tesla France. ©Tesla

Douche froide pour Tesla. La France ne rejoindra pas la liste des pays européens autorisant le constructeur à déployer son système de conduite autonome sur ses routes. Pas à court terme tout du moins, à en croire les propos tenus par le ministre français des Transports, Philippe Tabarot, qui évoque des inquiétudes au niveau de la sécurité.

 

"En France, on considère que ce système apporte un certain nombre de progrès technologiques mais que les contreparties en termes de sécurité ne sont pas encore suffisantes pour une autorisation en l'état", a déclaré le ministre dans une vidéo postée mercredi 22 juillet 2026 sur la plateforme gouvernementale Agora, dédiée à la participation citoyenne.

 

Baptisé FSD supervisé (pour Full Self-Driving Supervised), ce système reposant sur des caméras et de l'intelligence artificielle exige pour l'instant une surveillance active de la part du conducteur.

 

Il ne rend pas le véhicule autonome à proprement parler, comme l'explique régulièrement le constructeur américain, mais sait gérer la conduite en ville ou sur autoroute, effectuer des créneaux, voire sortir d'une place de parking pendant que le conducteur surveille depuis l'extérieur du véhicule.

 

Les Pays-Bas comme exemple européen

 

Le FSD supervisé a été autorisé mi-avril 2026 à titre provisoire par les Pays-Bas, une première en Europe. Et Philippe Tabarot de préciser : "Les Pays-Bas ont décidé de déroger au cadre réglementaire international et européen". Celui-ci prévoit que le conducteur doit surveiller et rester maître du véhicule en permanence. "En général, au moins une main doit rester sur le volant", souligne encore le ministre.

 

 

Quatre autres pays de l'Union européenne ont depuis suivi l'exemple néerlandais : l'Estonie, la Lituanie, le Danemark et plus récemment la Belgique se sont ajoutés à la liste.

 

Le ministre assure que la France soutient le déploiement de cette technologie mais juge indispensable de "déterminer les ajustements nécessaires". Optionnel, le FSD équipe déjà des millions de véhicules aux États-Unis, au Canada, au Mexique, en Australie ou en Corée du Sud. (Avec AFP)

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