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Constructeurs

Véhicules autonomes : l’ONU élabore un premier cadre réglementaire mondial 

Publié le 25 juin 2026

Par Jean-Baptiste Kapela
3 min de lecture
Réunis à Genève (Suisse) sous l’égide de l’ONU, les principaux marchés automobiles mondiaux ont adopté de nouvelles règles internationales encadrant les véhicules autonomes. Ce texte vise à harmoniser les exigences de sécurité et les procédures d’homologation afin d'accélérer le déploiement de ces technologies. 
Waymo véhiucle autonome ONU
Le Forum mondial pour l’harmonisation des réglementations sur les véhicules, sous l'égide de l'ONU, a décidé le 24 juin 2026 d’introduire un cadre réglementaire mondial pour les véhicules autonomes. ©AdobeStock-Olga

Pour la première fois dans l’histoire, les principaux marchés automobiles mondiaux ont adopté les premières réglementations internationales concernant les véhicules autonomes. Réuni sous l’égide de l’ONU à Genève en Suisse, le Forum mondial pour l’harmonisation des réglementations sur les véhicules a décidé, le 24 juin 2026, d’introduire un cadre réglementaire mondial pour les véhicules équipés de systèmes de conduite entièrement autonomes.

 

Le forum, qui a rassemblé des dizaines de dignitaires de pays, de constructeurs automobiles et de géants de la technologie, a défini des exigences de sécurité internationales uniformes ainsi qu’une méthodologie commune pour la validation des véhicules équipés de systèmes de conduite automatisée (ADS), a précisé la Commission économique pour l’Europe de l’ONU (CEE-ONU). Le règlement devrait entrer en vigueur entre fin juillet et début août 2026.

 

Rassurer les constructeurs

 

"Le paysage réglementaire mondial a franchi une étape décisive", a déclaré la CEE-ONU, qui compte 56 États membres et qui pilote le forum. Les préoccupations en matière de sécurité et le coût de développement de systèmes de nouvelle génération ont longtemps freiné les progrès dans le domaine des véhicules autonomes.

 

 

Profitant de la déferlante de l’intelligence artificielle, les véhicules autonomes connaissent une forte croissance depuis fin 2025. De plus en plus de villes autorisent ces véhicules à circuler dans le monde. Mais la fragmentation des approches réglementaires nationales a suscité des craintes chez les constructeurs. Ils redoutent que des véhicules conçus pour un marché donné se voient interdire l’accès à d’autres. Ce nouveau cadre réglementaire doit y répondre.

 

Tester et garantir la sécurité

 

Ce nouveau règlement, selon les informations du site de l’ONU, précise que le véhicule autonome doit être capable de "conduire au moins aussi bien qu’un conducteur humain compétent". Ainsi, les constructeurs devront fournir des preuves avant d’obtenir une homologation, via l’utilisation de simulations numériques, d’essais sur circuit et de tests en conditions réelles. Le système devra également être en capacité de réaliser l’ensemble des tâches de conduite face à différents scénarios de circulation.

 

En matière de sécurité, les constructeurs devront mettre en place un système de gestion de la sécurité pour "l’ensemble de la durée de vie du véhicule". Une fois mis sur la route, ils devront également surveiller les performances du véhicule et analyser le fonctionnement des systèmes lors d’un incident.

 

 

Le site de l’ONU précise que plusieurs autres amendements ont également été adoptés afin d’adapter les textes déjà en vigueur aux voitures autonomes. Toutefois, pour la CEE-ONU, cette réglementation n’implique pas pour autant la libre circulation "du jour au lendemain" des voitures sans conducteur.

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