S'abonner
Constructeurs

Stellantis interrompt la construction de son usine de batteries au Canada

Publié le 16 mai 2023

Par Jean-Baptiste Kapela
3 min de lecture
Le groupe Stellantis a annoncé, lundi 15 mai, mettre en pause la construction de son usine canadienne de production de batteries. Pour le constructeur, le gouvernement canadien “n’a pas respecté ses engagements” concernant les subventions.
Suite à des désaccords entre le groupe et le gouvernement canadien au sujet des subventions, Stellantis interrompt la construction de son usine de batteries au Canada. ©Adobe Stock / Ralf

Stellantis a annoncé lundi 15 mai 2023, l'interruption de la construction de son usine de fabrication de batteries pour véhicules électriques au Canada. Une décision qui fait suite à un désaccord entre le groupe et le gouvernement canadien au sujet des subventions.

 

A l'arrêt

 

Le groupe avait annoncé en mars 2022, avec le fabricant de batteries LG Energy Solution, investir 5 milliards de dollars canadiens (3,6 milliards d'euros) pour construire une usine à grande échelle dans la région de Windsor dans la province de l'Ontario.

 

"À ce jour, le gouvernement canadien n'a pas respecté les engagements pris. Dès à présent, tous les travaux de construction liés à la production de modules de batterie sur le site de Windsor ont été interrompus", écrit le groupe dans un email à l'AFP.

 

Cette décision intervient un mois après que le Canada a accepté d'accorder jusqu'à 13 milliards de dollars canadiens de subventions au groupe Volkswagen pour la construction d'une immense usine.

 

Le gouvernement ouvre la porte à des négociations

 

"Nous sommes très favorables à cet investissement et je suis absolument convaincue que nous allons parvenir à un accord, a déclaré la vice-première ministre Chrystia Freeland à la presse à Ottawa après cette annonce. Mais je tiens également à souligner que les ressources du gouvernement fédéral ne sont pas infinies et que nous comptons sur l'Ontario pour faire sa juste part et sur Stellantis pour être raisonnable", a-t-elle ajouté.

 

Même son de cloche du côté du cabinet du ministre de l'Industrie, François-Philippe Champagne, qui a indiqué lundi que des négociations étaient en cours avec le groupe. "Notre principale préoccupation est, et reste, d'obtenir le meilleur accord pour les Canadiens", a déclaré à l'AFP Laurie Bouchard, porte-parole du ministre.

 

Le Canada souhaite attirer les acteurs du VE

 

L'usine vise une capacité annuelle de production supérieure à 45 (GWh) et devait permettre de créer 2.500 nouveaux emplois. La région canadienne de Windsor - située à la frontière avec le Michigan et la ville de Détroit - est la plaque tournante du secteur automobile canadien.

 

A lire aussi : Ford investit au Canada pour ses véhicules électriques

 

Depuis quelques années, le Canada déploie des efforts considérables pour attirer les acteurs du secteur des véhicules électriques, vantant ses incitations fiscales, son énergie propre et ses nombreux minéraux rares. La stratégie canadienne s'inscrit dans la lignée de celle de son premier partenaire commercial, les Etats-Unis, dont le grand plan climat et contre l'inflation (IRA) prévoit des milliards de subventions pour les industries vertes. (Avec AFP)

Vous devez activer le javacript et la gestion des cookies pour bénéficier de toutes les fonctionnalités.
Partager :

Sur le même sujet

Laisser un commentaire

cross-circle