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Constructeurs

Philippe Narbeburu va diriger la future coentreprise de Stellantis avec Dongfeng

Publié le 2 octobre 2026

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Par Damien Chalon
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2 min de lecture
La future coentreprise de Stellantis avec Dongfeng, qui débouchera sur la production de modèles de la marque Voyah dans l’usine de Rennes-La Janais (35), sera dirigée par Philippe Narbeburu. La création de cette nouvelle entité est en passe d’être finalisée.
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Philippe Narbeburu va diriger la coentreprise de Stellantis avec Dongfeng. ©Stellantis

Le groupe Stellantis confie à Philippe Narbeburu la mission de diriger sa future coentreprise avec Dongfeng. Le Journal de l’Automobile confirme cette information dévoilée par le média La Lettre.

 

Bien qu’aucune date ne soit communiquée à ce stade, les deux constructeurs seraient proches d’un accord définitif. Il déboucherait dans un avenir proche, potentiellement d’ici 2028, sur la production de modèles de la marque Voyah dans l’usine de Rennes-La Janais (35). Cette dernière produit actuellement un seul véhicule, le Citroën C5 Aircross.

 

Philippe Narbeburu aura donc pour mission de lancer cette nouvelle marque chinoise sur plusieurs marchés européens et d’en assurer son développement. Comme la plupart des marques chinoises, Voyah commercialise des véhicules électriques et hybrides mais avec la particularité de viser une clientèle premium.

 

Le gouvernement favorable à l'opération, sous conditions

 

La signature d’un protocole d’accord entre Stellantis et Dongfeng avait été rendue publique le 20 mai 2026. Selon les termes avancés, cette structure devrait être détenue à 51 % par le groupe dirigé par Antonio Filosa et donc à 49 % par son partenaire chinois. Ce schéma n’est pas sans rappeler celui adopté avec Leapmotor.

 

Cette perspective de produire des véhicules chinois dans une usine française est accueillie positivement par le gouvernement. Sébastien Martin, le ministre de l’Industrie, a indiqué au Journal de l’Automobile qu’un "tel projet peut être bénéfique" et que "produire en Europe avec des composants et de la sous-traitance européens crée de la valeur sur notre territoire."

 

"Nous ne pouvons pas fermer la porte à Dongfeng par principe, pas plus que nous ne l’avons fermée à Toyota à l’époque. […] Le projet discuté avec Dongfeng prévoit une coentreprise dans laquelle Stellantis serait majoritaire. C’est le type de partenariat que nous soutenons. L’accord n’est pas encore formalisé et nous avons demandé à Stellantis de s’assurer qu’il respecte strictement le Made in Europe", a par ailleurs souligné le ministre.

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