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Constructeurs

Leasing social 2026 : c'est parti !

Publié le 16 juillet 2026

Par Christophe Jaussaud
3 min de lecture
Ce 16 juillet 2026 marque l'ouverture de la troisième saison du leasing social. Le gouvernement va ainsi soutenir la location de 50 000 véhicules électriques grâce à une enveloppe de 401 millions d'euros. En 2025, il avait fallu environ trois mois pour boucler la totalité des transactions.
Leasing social 2026
Les modèles français devraient s'adjuger la grande majorité des dossiers du leasing social. ©Renault

La plateforme gouvernementale dédiée au leasing social est ouverte. Depuis le 16 juillet 2026 au matin, les concessionnaires peuvent enregistrer les réservations qu'ils avaient gardées sous le coude.

 

Cette année encore, ce sont 50 000 dossiers qui sont escomptés, avec des modèles électriques aux loyers mensuels compris entre 94 et 199 euros.

 

Durant la première édition, en 2024, les 50 000 dossiers avaient été bouclés en six semaines, alors qu'il avait fallu environ trois mois en 2025.

 

 

L’État finance chaque location à hauteur de 6 500 euros maximum (contre 7 000 euros l'an dernier), mais l'aide a été renforcée pour les voitures, batteries et moteurs fabriqués en Europe, à 9 500 euros.

 

"C'est la manifestation claire que l'État français veut que le leasing social soutienne la production de véhicules et de composants de véhicules électriques au sein de l'Union européenne, ce qui est un enjeu particulièrement important", a souligné Antoine Trouche, de l'Institut mobilités en transition, un centre de réflexion sur la décarbonation des transports, mercredi 15 juillet 2026 lors d'une visioconférence organisée par l'association Expertises Climat.

 

Rendre le VE moins cher que le thermique

 

Pour ce chercheur, les précédentes éditions du leasing social en 2024 et 2025, à hauteur de 50 000 voitures à chaque fois, ont atteint leur objectif en facilitant l'accès des ménages modestes aux véhicules électriques neufs, en rendant leur coût total moins onéreux que celui des voitures thermiques neuves.

 

"Mais surtout, ce qui est important, c'est qu'il était inférieur aussi à des véhicules thermiques d'occasion de cinq, dix, quinze ans", surtout en 2025, a expliqué Antoine Trouche en soulignant que ce sont ces véhicules thermiques d'occasion actuellement utilisés par les ménages modestes qui doivent sortir du parc en circulation pour que cette politique ait une réelle efficacité environnementale.

 

 

En pratique, cette aide financière à la location d'une voiture électrique cible les ménages ayant un revenu fiscal de référence par part inférieur ou égal à 16 880 euros par an et les "gros rouleurs" utilisant leur voiture personnelle pour des trajets professionnels, soit parce qu'ils travaillent à plus de dix kilomètres de chez eux, soit parce qu'ils effectuent chaque année plus de 8 000 kilomètres pour le travail.

 

Les demandeurs doivent également être majeurs, domiciliés en France (métropole, Outre-mer et Saint-Pierre-et-Miquelon) et ne pas avoir déjà bénéficié du leasing social en 2024 ou 2025.

 

Au total, cette nouvelle vague de soutien à la mobilité électrique est dotée d'une enveloppe de 401 millions d'euros, financée par les certificats d'économies d'énergie (CEE), qui mettent à contribution les fournisseurs d'énergie selon le principe du pollueur-payeur.

 

 

Une vingtaine de modèles d'une douzaine de marques (Citroën, Fiat, Hyundai, Kia, Jeep, Opel, Nissan, Renault, Peugeot...) sont éligibles avec des mensualités de moins de 200 euros par mois (hors assurance, entretien et options), le contrat couvrant un kilométrage de 15 000 km par an sans frais supplémentaires.

 

Les constructeurs qui n'ont pas pu s’insérer dans le dispositif officiel comptent aussi profiter de l'occasion avec des offres ponctuelles.

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