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Constructeurs

À qui profite la baisse des ventes de Tesla en France ?

Publié le 3 avril 2025

Par Christophe Bourgeois
5 min de lecture
Alors que les ventes de Tesla ont chuté de 41,1 % au premier trimestre 2025, d'autres constructeurs s'engouffrent dans la place laissée vacante par le constructeur américain. Ce désamour semble bénéficier aux européens.
La baisse des ventes de Tesla en France semble profiter aux constructeurs français. ©AdobeStock

La nature a horreur du vide. Un adage bien connu que le marché de la voiture électrique en France fait sien. Alors que les immatriculations de Tesla se sont effondrées de 41,1 % depuis début 2025, on peut se demander quelle(s) marque(s) profite(nt) de cette chute ?

 

 

La réponse est claire : il s'agit de Renault. Et selon les chiffres, plus particulièrement le Renault Scenic E-Tech, en pleine forme. Sensiblement du même format que le Tesla Model Y, il se place, au premier trimestre 2025, à la quatrième place avec 4 396 unités. Soit seulement 300 exemplaires d'écart entre les deux modèles.

 

Et il est fort probable que, dès le mois prochain, il passe devant le modèle phare de Tesla qui, rappelons-le, a été pendant de nombreux semestres le modèle électrique le plus vendu en France.

 

22,3 % des ventes de Renault sont électriques

 

D'une manière générale, le groupe Renault (Renault et Dacia) place quatre modèles dans le classement des dix électriques les plus vendus en France. Rien que pour la marque Renault, les immatriculations électriques progressent de 56,5 %. Elles représentent désormais 22,3 % du mix énergétique de la marque. Merci à la Renault 5 qui domine les immatriculations avec 9 187 unités.

 

Quant à Dacia, les mises à la route électriques reculent de 26 %. La Spring, produite en Chine, est frappée de plein fouet par les mesures fiscales du gouvernement.

 

 

Dans ce contexte, Peugeot récupère également quelques miettes de Tesla. Bien que les immatriculations électriques de la marque aient baissé de 38,5 % à 8 731 unités, le e-3008, concurrent direct du Model Y, tire son épingle du jeu. Il s'est écoulé à 2 278 unités, alors que le démarrage avait été laborieux. Avec son autonomie affichée jusqu'à 700 km, il séduit de plus en plus les entreprises qui délaissent la marque américaine.

 

Toutefois, l'électrique ne représente à ce jour que 13,4 % au sein de la gamme Peugeot, alors que les ambitions étaient de 25 %.

 

 

L'ID.4 de Volkswagen, qui, avec ses 1 281 immatriculations, ne figure pas dans ce top 10, semble également profiter de cette désaffection des automobilistes pour Tesla. Les immatriculations ont en effet progressé de 291,7 %. Il est vrai que le repositionnement, courant 2024, du véhicule en termes de tarifs et de prestations lui permet de revenir sur le devant de la scène.

 

Un marché de l'électrique en baisse

 

Néanmoins, tout n'est pas si rose que cela au pays de la voiture électrique. Si la part de marché dans le mix des énergies progresse pour atteindre 18,2 % sur les trois premiers mois de l'année, les immatriculations ont reculé en volume de 6,6 %. Et rien que sur le mois de mars, c'est pire : elles se sont contractées de 13,9 %.

 

Le recul des ventes de Tesla rebat les cartes et fait la part belles aux marques françaises. En revanche, les constructeurs chinois ne semblent absolument pas profiter de ce recul. Arrivée sur le marché français en full electric, MG est devenue, du moins aujourd'hui, une marque de véhicules hybrides. Elles représentent 90 % (FHEV + PHEV) de ses immatriculations ! Il est vrai que la gamme électrique est actuellement en plein renouvellement.

 

BYD en embuscade ?

 

Quant à BYD, le concurrent direct au niveau mondial de Tesla, l'essai reste encore à transformer. Certes, le constructeur progresse de 63,4 % par rapport aux trois premiers mois de l'année dernière, mais cela ne représente que 1 627 immatriculations, dont 1 216 électriques (mix énergétique : 74,7 %).

 

La Seal, concurrente directe de la Tesla Model 3, ne s'est écoulée qu'à 288 unités, tandis que le Seal U, qui se positionne en face du Model Y, se vend en hybride rechargeable !

 

Sur les 499 modèles immatriculés, – il est d'ailleurs le premier modèle vendu de la marque – 411 étaient en effet hybrides rechargeables (Seal U DMi), 88 électriques. Pour être complet, on peut y ajouter les 248 immatriculations du Sealion 7 qui vient d'être lancé et qui se positionne légèrement au-dessus du Seal U.

 

Top 10 des voitures électriques immatriculées en France au premier trimestre 2025

Modèle Volume Progression (2024 vs 2025)
1 Renault 5 E-Tech 9 187 -
2 Citroën ë-C3 6 191 -
3 Tesla Model Y 4 696 -27,8 %
4 Renault Scenic E-Tech 4 396 +4296 %
5 Peugeot e-208 3 225 -68 %
6 Peugeot e-3008 2 278 +497 %
7 Renault Megane
E-Tech
2 250 -53,6 %
8 Dacia Spring 2 112 -26 %
9 Volkswagen ID.3 2 099 +176,9 %
10 Tesla Model 3 1 948 -58,3 %
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