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Industrie

ZF va garder ses moteurs électriques au prix de licenciements

Publié le 19 mai 2026

Par Gredy Raffin
2 min de lecture
L'équipementier allemand a tranché en faveur du maintien de la production des moteurs électriques au sein de ses infrastructures. En revanche, le groupe ZF Friedrichshafen a conditionné ce choix stratégique à une nouvelle coupe dans les effectifs.
zf moteur électrique
ZF a décidé de maintenir en place la production de moteurs électriques, mais au prix d'une coupe dans la masse salariale. ©ZF Friedrichshafen

Après un temps de réflexion, ZF Friedrichshafen a fait savoir, le 19 mai 2026, que sa production de moteurs électriques restera au sein des usines du groupe. L'équipementier allemand avait, en 2023, déployé un réseau de sites d'assemblage comprenant les sites de Hangzhou et Shenyang (Chine), Pančevo (Serbie), Schweinfurt (Allemagne), Trnava (Slovaquie), Saltillo (Mexique) et Gray Court (États-Unis).

 

Cependant, le maintien de l'activité destinée à accompagner la transition vers les voitures électriques se fera au détriment des collaborateurs. En effet, ZF a expliqué avoir conditionné cette décision stratégique à une nouvelle vague de suppressions de postes. Pour garantir la compétitivité des moteurs électriques, l'équipementier table sur un allègement de son organisation.

 

Un porte-parole a précisé que plusieurs centaines de postes seraient supprimés sur les sites de ZF à Schweinfurt et Auerbach, dans le sud de l’Allemagne, où plus de 1 000 personnes sont employées. Le groupe cherche toutefois à éviter autant que possible les licenciements contraints, a-t-il été avancé.

 

Déjà 7 600 suppressions programmées

 

Après avoir massivement investi dans les nouvelles technologies, les constructeurs et équipementiers automobiles européens ont déploré une adoption des véhicules électriques plus lente que prévu. La récente progression de la demande serait un signal positif pour ne pas mettre un terme au programme industriel.

 

Dans le cadre d’une réorganisation plus large de ses activités, incluant 7 600 suppressions de postes annoncées en octobre dernier, ZF a évalué avec les représentants du personnel s’il fallait maintenir sa propre production de moteurs électriques et d’onduleurs ou acheter ces composants clés auprès de fournisseurs externes.

 

 

En janvier dernier, ZF a annoncé une rentabilité annuelle supérieure à ses propres prévisions. Il a néanmoins averti qu’une charge pouvant atteindre 1,7 milliard d’euros, liée à l’abandon de projets de mobilité électrique jugés non rentables, le ferait basculer dans le rouge sur le plan comptable.

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