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Industrie

Pékin réagit à l'Industrial Acceleration Act européen

Publié le 27 avril 2026

Par Jean-Baptiste Kapela
2 min de lecture
Le ministère chinois du Commerce fait part de son inquiétude vis-à-vis du projet de loi d’accélération industrielle présenté le 4 mars 2026 par la Commission européenne. Le gouvernement chinois assure qu’il est "prêt à dialoguer" mais menace de prendre des "contre-mesures" si le texte est adopté. 
Chine Union européenne Industrial inflation act
Le ministère chinois du Commerce s'inquiète de l'adoption du texte et menace d'instaurer des "contre-mesures". ©Adobe Stock-ugiss

Depuis la présentation du projet de loi baptisé "Industrial Acceleration Act" (accélération industrielle) le 4 mars 2026 par la Commission européenne, Pékin n’avait pas directement réagi. Mais le ministère chinois du Commerce a indiqué par voie de communiqué qu’il avait désormais soumis, le 24 avril 2026, ses commentaires à l’exécutif de l’Union européenne (UE) et a fait savoir ses "graves préoccupations", jugeant le texte discriminatoire.

 

"La Chine suivra attentivement le processus législatif" et "se tient prête à dialoguer", a dit le ministère. "Si l'UE ignore les suggestions de la Chine et insiste pour faire adopter ce texte, portant ainsi préjudice aux intérêts des entreprises chinoises, la Chine n'aura d'autre choix que de prendre des contre-mesures", a-t-il prévenu.

 

 

Le projet de loi doit encore être approuvé par les États membres et le Parlement européen. Le texte exige des entreprises de secteurs jugés stratégiques "un nombre ou un pourcentage de composants critiques originaires d'Europe" quand elles bénéficient de fonds publics, selon le vice-président de la Commission européenne, le Français Stéphane Séjourné.

 

Un texte qui doit rééquilibrer le rapport de force Chine-Europe

 

Le texte cible l'industrie automobile, les technologies d'énergies décarbonées (panneaux solaires, batteries, pompes à chaleur, centrales nucléaires...) et les industries lourdes. Sans être nommée, la Chine semble clairement visée. Les Européens dénoncent de longue date la concurrence déloyale exercée, selon eux, par les entreprises chinoises fortement subventionnées.

 

 

Le texte "impose de nombreuses restrictions aux investissements étrangers dans quatre secteurs stratégiques émergents : les batteries, les véhicules électriques, le photovoltaïque et les matières premières cruciales ; il instaure des clauses exclusives d'origine UE dans la passation des marchés publics et des politiques de soutien public", dit le ministère chinois. "Les investisseurs chinois seront en butte à la discrimination", assure-t-il. (Avec AFP)

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