Les enquêtes s'enchaînent, et les résultats perdurent. Une nouvelle fois, le Budget de l'automobile de l'Automobile Club Association (ACA) souligne une hausse des dépenses automobiles. Avant de vous livrer le détail de ces analyses, il convient de rajouter un bémol à ces données. En effet, l'enquête porte sur tous les aspects des dépenses annuelles moyennes d'un automobiliste français type, incluant donc l'achat du véhicule, le coût du carburant et de l'assurance, l'entretien et réparation. C'est sur ce dernier point que l'enquête semble fauter car l'ACA ne tient compte que des réseaux constructeurs, zappant complétement de l'analyse les réseaux indépendants, qui affichent des tarifs 20 à 30% moins chers. L'ACA précise que "dans le but de comparer d'une année sur l'autre, il en change pas sa méthodologie".
+4,5% à kilométrage constant
Le 26e Budget ACA de l'automobile conclut sur une hausse de 4,5% des dépenses, à kilométrage constant. "Une augmentation forte pour une période de budget contraint, détaille Didier Bollecker, président de l'association. D'autant que tous les postes ont augmenté, plus que l'inflation. Par ailleurs, il n'existe pas de produits autant taxés que l'automobile. Au final, les taxes oscillent entre 25 à 75%." Et bien évidemment, quand l'association évoque la taxation du Diesel au même niveau que l'essence, elle s'insurge, et prône plutôt l'inverse afin de redonner du pouvoir d'achat aux automobilistes ! Elle rappelle que la mobilité des Français ne peut se passer d'automobiles. Les transports en commun ne peuvent tout absorber.