Les revendeurs de voitures d'occasion retrouvent la maîtrise de leurs stocks

Le fléchissement assez net du marché de la revente de voitures d'occasion – tout du moins en volume absolu – n'a pas pour autant fait peser un poids supplémentaire sur les stocks. Selon l'étude mensuelle d'Autobiz, les distributeurs d'exemplaires de moins de huit ans ont fini le mois en totalisant 440 000 VP et VUL sur leurs parcs, soit tout juste 0,5 % de plus que le mois précédent.
Un volume d'ailleurs inférieur à la moyenne constatée depuis le mois de janvier en France. Estimée à 450 000 unités, elle laisse penser que les revendeurs de voitures d'occasion maîtrisent relativement bien les flux en entrée et en sortie. Cependant, il convient de rappeler que l'an passé à la même période, Autobiz avait dénombré quelque 422 000 unités sur ce même périmètre.
Dans ce contexte, la statistique de liquidité s'améliore comparativement aux exercices passés. En 2026, les professionnels détiennent l'équivalent de 2,4 mois d'activité commerciale, contre 2,6 mois en 2024 et 2,5 mois en 2025. Une valeur acceptable quand on se remémore qu'à fin avril la liquidité théorique s'élevait à 2,1 mois et que la période de mai est traditionnellement bien plus calme.
Plus que 4 points d'écart entre thermiques et électriques
Dans son étude, la société d'analyse des données de marché automobile note que jusqu'à présent, au deuxième trimestre, la dépréciation des véhicules électriques s'établit à -15 %, alors qu'elle a été de -16 % au premier trimestre 2026 et qu'elle avait été de -19 % au deuxième trimestre de l'année dernière. Autobiz interprète cela comme un phénomène de "renforcement progressif de la valeur résiduelle des véhicules électriques sur le marché de l'occasion".
Dans le même temps, notent par ailleurs les statisticiens de la filiale de Stellantis, la dépréciation des véhicules thermiques reste stable à -11 %. L'écart entre les motorisations traditionnelles et alternatives se réduit ainsi progressivement, passant de sept points de différence il y a un an à seulement quatre points aujourd'hui.
Une tendance qui se traduit en chiffres pour les consommateurs. L'écart moyen pondéré entre les prix affichés et la valeur de marché Autobiz s'établit à -201 euros sur les cinq derniers mois écoulés, contre -215 euros lors du relevé précédent. "Cette réduction traduit un rapprochement des prix affichés vers leur valeur de marché réelle, signe d'un marché de l'occasion qui retrouve peu à peu davantage de cohérence et d'équilibre", peut-on lire dans la note de synthèse accompagnant les tableaux.
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