Une rentrée en recul de 4,7 % pour le marché des occasions

Ceux qui attendaient un rebond après un mois d'août 2026 des plus calmes ont certainement été déçus. La rentrée a été compliquée pour le marché français des voitures d'occasion qui est annoncé en repli annuel de 4,7 % par AAA Data, à 435 234 transactions en septembre 2026.
Une contre-performance qui s'inscrit sous les standards de la période. Depuis 2019, il s'échange en moyenne 459 727 voitures d'occasion en septembre. La référence restant de loin 2020 avec ses 560 000 unités et le point bas en 2023 à 409 850 unités.
Ce mois de septembre boucle un troisième trimestre en berne. Seules 1 260 464 voitures d'occasion ont changé de propriétaire, soit un repli annuel de 4,5 %. Les statistiques de AAA Data montrent que depuis le début de l'année, le marché français a reculé de 4,2 %, avec un cumul de 3 868 569 VO.
Sur douze mois glissants, le bilan n'est guère plus enthousiasmant. Les données révèlent que le cumul enregistré entre octobre 2025 et septembre 2026 atteint 5,249 millions d'unités. Cela correspond à une contraction de 2,1 %.
La surprise Toyota
Revenons au mois de septembre précisément. À cette échelle de temps, trois des vingt principales marques seulement ont réussi à attirer plus d'acheteurs que l'an passé. Il s'agit de Dacia (+4 %, à 16 860 unités), Hyundai (+1,3 %, à 6 600 unités) et Skoda (+1,8 %, à 4 400 unités).
Au rayon des marques françaises, Renault a résisté sans briller (-1,1 %, à 83 585 unités). En revanche, Peugeot (-7,8 %, à 72 900 unités), Citroën (-7,1 %, à 46 900 unités) et DS (-6,4 %, à 3 220 unités) ont perdu beaucoup de terrain.
La surprise de septembre vient de Toyota. Créditées de 18 419 échanges, les voitures d'occasion de la marque japonaise ont dépassé d'une courte tête celles de BMW (18 259 unités) pour s'emparer de la cinquième place du classement. Ce qui constitue un fait inédit dans un bilan mensuel édité par AAA Data. La raison repose sur la résilience de Toyota (-0,4 %) quand BMW a pris l'eau (-7,1 %).
Il est à noter également que Dacia a devancé Mercedes dont les résultats inquiètent. Outre le fait d'avoir dégringolé de 11,1 %, à 15 112 unités en septembre, la marque à l'étoile subit une perte de volume de l'ordre de 9,9 % (à 145 539 unités) depuis le début de l'exercice. À ce rythme, l'icône européenne du premium pourrait céder sa position au classement général à l'emblème international de la voiture populaire, avant la fin de l'année.
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