Stellantis en force au salon de Bruxelles 2026

Le salon de Bruxelles 2026 sonne le retour de Stellantis sur le devant de la scène. Après "une année de transition" liée au départ de Carlos Tavares, comme l'indique Emanuele Cappellano, nouveau patron de Stellantis Europe, lors de sa première intervention face à la presse européenne, le constructeur veut retrouver sa place. "Je suis pleinement optimiste pour 2026", a insisté le dirigeant.
Le plan produits semble lui donner raison. Stellantis a exposé en Belgique toutes ses marques (excepté Maserati, qui est distribuée par le groupe D'Ieteren), avec des nouveautés importantes. Citons les restylages des Peugeot 408, Opel Astra et Alfa Romeo Tonale, le Jeep Wagoneer S, qui arrivera courant 2026, la présence pour la première fois en public du concept car Citroën Elo, sans oublier un nouveau modèle chez Leapmotor, le B03X, un SUV du segment B qui est prévu pour le second semestre.
Plus de flexibilité au niveau européen
Néanmoins, Emanuele Cappellano ne cache pas ses inquiétudes. Stellantis, qui a de nouveau rejoint l'ACEA, souhaite que l'Europe se montre flexible.
"Pourquoi s'appuyer sur une seule technologie pour décarboner ?, s'interroge-t-il. Sur les trois à quatre prochaines années, nous devons avoir de la flexibilité pour répondre aux attentes de nos clients, aussi bien sur le canal des particuliers que celui des professionnels."

Emanuele Cappellano, COO de Stellantis Europe, au salon de Bruxelles 2026. ©Le Journal de l'Automobile
Il tient à rappeler que l'Europe est "le seul continent, qui n'a pas retrouvé les volumes industriels d'avant la pandémie". Et de poursuivre : "Le marché européen a perdu trois millions de véhicules depuis 2019 ! Aujourd'hui, nous n'avons pas de visibilité sur la production locale que Bruxelles veut mettre en place."
Il réclame également un développement au niveau européen d'aides à l'acquisition de voitures plus décarbonées. "D'année en année, le parc automobile européen vieillit, ce qui est contraire au but recherché de décarboner l'automobile", constate-t-il.
Pour lui, ces aides ne devraient pas s'arrêter uniquement à l'achat de véhicules, mais subventionner également la chaîne de production des batteries. "C'est ce qu'on fait les Chinois depuis vingt ans", compare-t-il.

Leapmotor a révélé le B03X, un SUV du segment B qui sera à la fois électrique et à prolongateur d'autonomie (REEV). ©JA
L'opportunité Leapmotor
Leapmotor se présente donc comme une opportunité pour Stellantis. Alors que Horse, l'entité commune de Renault et Geely, pourrait à terme proposer des technologies comme le prolongateur d'autonomie sur des modèles Renault, Stellantis pourrait s'appuyer aussi sur la technologie développée par son partenaire chinois.
"Leapmotor permet de répondre à des attentes des clients, précise-t-il. La marque apporte une offre complémentaire aux autres entités du groupe. Il serait inapproprié de ne pas utiliser les technologies développées par Leapmotor pour répondre à la décarbonation du parc."
Stellantis souhaite également passer à la vitesse supérieure sur la plateforme STLA Small pour répondre aux besoins du marché, notamment sur les segments A et B électriques. Xavier Chardon, patron de Citroën, a d'ailleurs confirmé que la marque travaille activement sur une voiture du segment A, mais n'a pas précisé quelle(s) technologie(s) se retrouvera sous son capot. "Nous devons maintenir notre compétitivité sur les segments A et B qui sont une de nos forces en Europe", a martelé Emanuele Cappellano.
Concernant le portefeuille de marques, le dirigeant reste évasif sur la pérennité de son intégralité. Il a néanmoins indiqué que la priorité du groupe était "de renforcer chacune d'entre elles et de trouver la bonne stratégie pour mettre en avant leurs spécificités."
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