Robert Breschkow, Audi France : "Une hausse de 40 % des volumes de Q4 e-tron"

Le Journal de l'Automobile : Vous affichez une croissance de 7,5 % au premier semestre 2026, avec 24 983 immatriculations. Comment expliquez-vous cette performance ?
Robert Breschkow : Sur un marché global qui est au même niveau que l'année dernière, nous sommes satisfaits de notre performance avec une part de marché de 2,9 %, en hausse de 0,2 point. Audi se porte bien malgré des renouvellements de produits importants, comme le Q4 e-tron dont nous lançons aujourd'hui la nouvelle version profondément revue.
J.A. : Vous récoltez également les fruits du renouvellement de votre gamme qui est allé bon train ces derniers mois ? Quels sont les modèles qui tirent vos ventes ?
R.B. : Mis à part l'A1 et le Q2 dont la production est stoppée, mais nous avons des stocks pour couvrir l'année 2026, le reste de notre gamme a effectivement été totalement renouvelé en 18 mois. En septembre, nous y ajouterons une Audi A3 revisitée, mais nous pourrons aussi compter sur le retour de l'A6 allroad.
Le Q4 e-tron, qui débute un nouveau cycle aujourd'hui, est notre best-seller électrique comme le Q3 l'est dans la catégorie thermique et PHEV. Mais nous travaillons aussi sur notre image avec des produits d'exception comme la Nuvolari, une supercar jamais vue chez Audi, ou la RS 5 qui marque le grand retour d'Audi Sport.

L'Audi Nuvolari présentée en marge du Grand Prix de F1 de Monaco. ©Audi
J.A. : Le Q4 e-tron entame donc un nouveau cycle avec cette mise à niveau. Quelles sont vos ambitions avec ce modèle qui devrait pouvoir compter sur l'écoscore ?
R.B. : Nous visons une hausse de 40 % de nos volumes de Q4 e-tron par rapport à 2025. Car les changements sont vraiment nombreux. L'habitacle a été profondément revu, avec l'arrivée de notre scène numérique, avec trois écrans, et l'utilisation de matériaux de qualité. Le modèle affiche aussi une meilleure autonomie et une puissance de charge supérieure.
Nous avons aussi repositionné le modèle pour qu'il soit encore plus attractif. Le niveau de commandes est déjà à un niveau très élevé. Nous sommes confiants pour ce nouveau Q4 e-tron, d'autant que nous devrions pouvoir compter sur l'écoscore. Nous avons réalisé un gros travail, en France et avec notre maison mère, pour que le Q4 soit éligible à l'écoscore qui est un sésame essentiel dans l'univers BtoB.

La planche de bord du nouvel Audi Q4 e-tron. ©Audi
J.A. : En 2027, vous ne pourrez plus compter sur l'A1 et le Q2 qui représentent environ 10 000 unités par an. Allez-vous tenter de compenser cela ou le volume n'est pas la priorité ?
R.B. : Le succès du Q3, du Q4 mais aussi de l'A3 vont nous permettre de compenser une partie des volumes perdus. Puis, dès le mois de septembre, nous allons ouvrir les commandes de la nouvelle Audi A2 e-tron 100 % électrique. Avec ses quatre offres, nous avons l'ambition de faire aussi bien que par le passé.
Notre priorité est de construire une gamme cohérente, rentable et le positionnement de la marque dans le groupe. Ce segment de marché continuera malgré tout d'être analysé dans ce cadre.

Le Q4 e-tron est le best-seller électrique d'Audi. ©Audi
JA. : Est-ce que votre réseau profite lui aussi de cette dynamique commerciale ?
R.B. : Nous voulons toujours améliorer la rentabilité. Et elle devrait être meilleure dans les mois à venir. Il y a une augmentation significative du chiffre d'affaires VN, mais nous travaillons aussi d'arrache-pied, avec le conseil de la marque, sur les autres leviers que sont le VO et l'après-vente.
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