Portes ouvertes : les constructeurs cassent les prix… et offrent des loyers

Pour cette rentrée, les constructeurs tentent d’alléger leur cartable. En vue des journées portes ouvertes qui feront leur retour le week-end du 12 au 13 septembre 2026, les marques rivalisent toutes pour proposer les offres les plus avantageuses en s’appuyant sur les primes Coup de pouce et sur le leasing social. Chacun a sa méthode : communiquer sur les loyers remisés ou sur les prix.
Le groupe Renault joue, pour sa part, la carte des loyers. Par exemple, la Twingo, la Renault 5 E-Tech ou encore la Renault 4 E-Tech sont respectivement proposées à des loyers de 110, 170 et 180 euros par mois, prime Coup de pouce de 6 180 euros déduite. Dacia met également en place des loyers intéressants. Mais au-delà des loyers avantageux, les deux marques sœurs offrent les deux premiers loyers à l’occasion des journées portes ouvertes.
Une stratégie appliquée également par Nissan, qui pousse jusqu’à trois mois de loyers offerts sur sa gamme. Le constructeur nippon propose la Micra et le Juke respectivement à des loyers de 169 et 149 euros, ou encore le Qashqai hybride et la Leaf électrique pour un loyer de 239 euros par mois après déduction de la prime Coup de pouce.
BYD mise également sur les loyers. Toutefois, le constructeur chinois n’offre pas de loyers, mais soumet des offres sans apport. Ainsi, les Atto 2 DM-i, Sealion 5 DM-i et Sealion 7 sont respectivement proposés à partir de 295, 309 et 399 euros par mois. Volkswagen applique aussi des loyers sans apport, avec le T-Cross VW Edition, le T-Roc R-Line, le Tiguan R-Line Edition et surtout la nouvelle ID. Polo Trend 37 kWh à 169 euros par mois.
Des loyers offerts pour maintenir les valeurs résiduelles
Une stratégie de loyers offerts qui représente une nouveauté plutôt récente dans un marché qui dépasse péniblement le million de véhicules immatriculés à fin août 2026 et dont la valeur résiduelle devient un enjeu majeur.
"L’idée, c’est de répondre à nos objectifs et aux attentes des consommateurs tout en préservant la valeur résiduelle à moyen terme du véhicule. Nous préférons travailler autour d’offres renforcées de notre société captive et de nos financements plutôt que de faire de la remise sèche", explique Franck Marotte, directeur des ventes et du marketing chez Dacia, qui a également utilisé cette méthode durant l’été.
"Nous souhaitons stratégiquement conserver un prix net entre ce que nous affichons en prix tarif et l’offre en concession. Et nous avons des niveaux de remise sèche stables là où le marché continue à augmenter. C’est ce qui construit nos valeurs résiduelles. Le vrai prix, c’est celui que le client a au bout de trois ans de possession", ajoute-t-il.
Le directeur des ventes observe d’ailleurs que Dacia finance à 50 % en propre un véhicule pendant quatre ans en moyenne. La durée de détention s’étale, quant à elle, entre cinq et six ans. Auparavant, celle-ci s'étalait sur huit ans.
"Nous expliquons ce changement par une évolution des comportements clients, par un marché automobile qui s’est restreint et une bascule vers le marché VO. Le niveau de pouvoir d’achat moyen a augmenté avec la disparition des clients qui ne peuvent plus se permettre d’acheter un véhicule neuf", affirme Franck Marotte.
Des remises plus classiques pour le reste des constructeurs
Pour le reste, les constructeurs proposent des remises plutôt classiques. Du côté de Stellantis, le jeu des primes CEE et des reprises permet d’atteindre des prix et des loyers particulièrement avantageux. Il n’y a qu’à regarder le cas de Citroën, qui brade l'ë-C3 à un prix agressif de 12 990 euros (6 100 euros de prime Coup de pouce et 1 300 euros de remise), ou un loyer de 119 euros par mois (après apport de 2 500 euros et déduction de la prime CEE et hors leasing social).
L'ë-C5 Aircross se voit, quant à lui, profiter d’une prime à la reprise allant jusqu’à 6 000 euros, sans compter la prime CEE pouvant atteindre, selon le revenu, jusqu’à 6 100 euros. Fiat casse également les prix. La Pandina Hybrid se retrouve ainsi à 9 900 euros, la 500 hybride à 13 900 euros ou encore la Grande Panda essence et hybride voit son prix chuter à 14 900 euros sous condition de reprise jusqu’au 20 septembre 2026.
Ford tire même le prix de son Kuga hybride éthanol avec une reprise allant jusqu’à 9 000 euros, faisant tomber son prix à 29 390 euros. Pour Toyota, la nouvelle Yaris Cross bénéficie de 4 750 euros de prime sous condition de reprise d’un véhicule et jusqu’à 6 000 euros sur la gamme hybride. Smart, de son côté, propose des remises de 6 000 à 8 000 euros sur toute sa gamme jusqu’au 30 septembre 2026. Une remise valable à l’achat comptant ou en location.
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