Opel prépare une Corsa électrique à 25 000 euros

Depuis plusieurs mois, Opel s'efforce de clarifier son positionnement. Cette fois, la marque passe à l'offensive. Lors d'une rencontre avec la presse, Charles Peugeot, directeur général d'Opel France, a détaillé une stratégie qui repose sur un objectif simple : faire d'Opel le constructeur généraliste le plus compétitif du groupe Stellantis.
Au cœur de cette stratégie : le prix. Dans un marché où plus de quarante marques se disputent désormais les mêmes clients, la marque allemande entend redevenir une référence parmi les constructeurs généralistes accessibles. "Nous voulons rester une marque démocratique, capable de proposer des véhicules bien positionnés en prix", résume le patron de la marque sur le territoire.
Le prix redevient un argument commercial
Pour Opel, la bataille se joue désormais sur l'accessibilité. Au-delà des offres commerciales du moment, cette stratégie s'inscrit désormais dans une feuille de route industrielle.
La Corsa a ainsi servi de vitrine à cette stratégie avec un prix d'appel fixé à 15 900 euros, tandis que l'ensemble de la gamme doit conserver un positionnement plus compétitif que celui des marques généralistes historiques. "Notre proposition de valeur doit être plus intéressante économiquement", explique le directeur général. Cette politique constitue également la réponse d'Opel à l'arrivée massive des constructeurs chinois sur le marché européen.
Le même raisonnement s'applique au Frontera dont la version électrique est proposée à 149 euros par mois sans apport. Depuis la guerre au Moyen-Orient et les soubresauts dans les prix des carburants, le succès commercial du modèle dépasse aujourd'hui les capacités de production de l'usine espagnole de Saragosse.
Stellantis a donc décidé de transférer une partie des volumes vers la Serbie, sur le site de Trnava où est également produite la C3. "Citroën va faire de la place à l'Opel Frontera sur le site afin d'augmenter la capacité de production d'environ 40 000 véhicules par an. Nous profitons d'une demande accrue des particuliers sur les versions électriques ", précise Charles Peugeot. La marque constate déjà une forte accélération des commandes électriques chez les particuliers. En juin, elles représentent près de 44 % des commandes, un niveau inédit pour Opel en France.
La prochaine génération de la Corsa électrique, attendue en 2028, devrait être commercialisée autour de 25 000 euros. Un objectif rendu possible par son lancement sur la plateforme STLA One, qui permettra de réduire sensiblement les coûts de développement et de production.
La stratégie est d'autant plus importante que la marque conservera parallèlement une Corsa thermique profondément modernisée afin de continuer à répondre à une demande encore importante sur les motorisations essence et hybrides.
Au-delà des offres commerciales, Opel prépare également la suite de son offensive produit. La marque prévoit quatre lancements d'ici à 2029, dont la nouvelle Corsa.
Opel lancera également un nouveau SUV compact issu de sa coopération avec Leapmotor. Assemblé à Saragosse, ce modèle sera logé sur la plateforme de son partenaire chinois. "Un accord pour lequel Opel est leader", affirme Charles Peugeot. "C'est inédit et ce sera fait avec une ingénierie de châssis, de lighting et de sièges allemande en coopération avec Leapmotor." Le dirigeant l'annonce déjà à un prix "bien en dessous" de 30 000 euros et avec une nouvelle technologie de batterie.
Ces lancements doivent permettre à la marque d'accélérer son développement sur le segment des SUV électriques tout en réduisant ses délais de développement. Un quatrième lancement viendra compléter cette offensive à l'horizon 2029. Une nouvelle version du Grandland dont les commandes en version long range vont s'ouvrir ? Charles Peugeot le laisse entendre en tout cas.
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