Les constructeurs chinois à la rescousse de Maserati ?

"Maserati n’est pas en vente !". Voici ce qu’a déclaré Antonio Filosa devant le Parlement italien, le 17 juin 2026. Le patron de Stellantis a toutefois confirmé avoir entamé des discussions pour des "partenariats" en vue du lancement de deux nouveaux modèles du segment E. Un moyen pour le groupe de relancer la marque italienne, tout en limitant les investissements.
Car il faut dire que Maserati rencontre de grandes difficultés. En 2025, la marque n'a en effet immatriculé que 7 800 voitures, soit une lourde perte de 30 % en un an. La firme de Modène a ainsi presque retrouvé un niveau similaire à celui du début des années 2010. Pour rappel, deux ans plus tôt, en 2023, elle écoulait encore 26 600 voitures, et même plus de 51 000 en 2017.
Une coentreprise avec un partenaire chinois ?
Pour relancer ses ventes en chute libre, la marque au trident prévoirait de commercialiser "deux voitures amirales", dans l’esprit des anciennes Maserati Quattroporte ou du SUV Levante, a précisé Antonio Filosa.
Pour les développer, Stellantis pourrait ainsi s’associer à un constructeur chinois, sous la forme d’une coentreprise, à l’image de la structure mise en place avec Leapmotor pour commercialiser la marque hors de Chine.
Plus récemment, à l’occasion de la présentation de son plan FaSTLAne 2030, le groupe a également annoncé un partenariat avec Dongfeng, qui produira des modèles de sa marque premium Voyah dans l’usine de Rennes (35).
Concernant Maserati, les noms des partenaires potentiels n’ont, pour l’heure, pas encore fuité. Mais Stellantis devrait livrer davantage de précisions lors de la présentation d’une feuille de route détaillée et dédiée à la marque à Modène, en Italie, en décembre 2026.
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