Ford limite la casse au troisième trimestre 2026

Même si beaucoup d'indicateurs sont en baisse, le bilan de Ford au troisième trimestre 2026 est meilleur qu'attendu. En effet, le chiffre d'affaires s'est replié de 2 % sur un an, à 49,53 milliards de dollars, tandis que le bénéfice net a chuté de 16,26 % à 2,05 milliards, selon un communiqué. Mais le consensus des analystes de Factset attendait respectivement 49,07 milliards et 1,71 milliard.
Début octobre 2026, Ford avait annoncé un repli de 6,6 % sur un an de ses ventes trimestrielles de véhicules neufs aux États-Unis, à 509 764 exemplaires, mais elles ont été stables en faisant abstraction de l'arrêt des modèles Escape et Corsair.
La directrice financière Sherry House a souligné, mercredi 28 octobre 2026, auprès de journalistes qu'"un dispositif industriel en extrêmement bonne condition avait permis (au groupe) d'augmenter son bénéfice d'exploitation de 3 % à 2,7 milliards, malgré une baisse de 2 % du chiffre d'affaires". "Notre objectif est d'avoir une entreprise plus résiliente, avec des marges supérieures et une solide discipline en termes d'allocation du capital", a-t-elle poursuivi.
Ford a légèrement modifié son objectif de bénéfice d'exploitation à données comparables pour l'ensemble de l'année, qui devrait se situer entre 10,5 et 11 milliards de dollars (10 à 11 milliards auparavant). Et il a chiffré à près de 2,5 milliards de dollars le surcoût des matières premières, contre "juste au-dessus de 2 milliards" anticipés fin juillet. Il a en revanche maintenu sa prévision de flux de trésorerie (entre 6 et 7 milliards) et de dépenses d'investissements (entre 9,5 et 10,5 milliards).
L'impact des évolutions du F-150
Le constructeur a mis en garde sur le fait que ces prévisions n'intégraient pas les conséquences d'une éventuelle aggravation du conflit au Moyen-Orient ni d'un repli important de l'économie américaine, deux facteurs qui auraient "un impact substantiel sur la demande pour le secteur".
Selon Sherry House, la rentabilité de Ford en 2027 devrait être "en gros dans la lignée de 2026". Pour les prochains mois, elle a cité des éléments positifs comme l'arrivée des véhicules produits dans son usine d'Oakville, au Canada, mais aussi négatifs comme l'arrêt de sites fabriquant son pick-up F-150, le plus vendu aux États-Unis depuis près d'un demi-siècle, pour les préparer aux nouvelles versions. (avec AFP)
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